”Saint Gérasime fut élevé sur le trône épiscopal de Perm après la mort de saint Étienne, le premier évêque et l’apôtre de cette contrée († 1396). En ce temps-là, le peuple des Zyrians, à peine initié à l’Évangile, devait sans cesse chercher refuge dans les forêts pour échapper aux incursions meurtrières de tribus barbares; saint Gérasime les suivait dans leurs retraites, au milieu des dangers, pour les affermir dans la foi et leur inculquer les mœurs chrétiennes, et il réussit même à adoucir et à convertir un certain nombre de barbares Vogouls. Il mourut en 1437, sur le chemin du retour d’une de ses tournées, étranglé avec son omophorion par un serviteur en qui il avait mis sa confiance et qu’il voulait faire prédicateur.

Saint Pitirim, archimandrite du monastère du Miracle-de-l’Archange-Michel à Moscou, lui succéda comme évêque de Perm. Il put d’abord prêcher sans entrave dans tout son diocèse, baptisa de nombreux Vogouls et rétablit la paix entre les tribus; mais en 1455, le prince vogoul Azik rompit ses promesses, envahit la ville de Perm et y répandit à flots le sang des chrétiens, et saint Pitirim mourut alors en martyr du Christ. Sous l’épiscopat de son successeur, saint Jonas, les Vogouls se soumirent à l’influence de Novgorod; aidé par les moines du monastère fondé par saint Étienne, le saint évêque baptisa le prince et les habitants de la région, approfondit partout la foi, ouvrit de nombreuses paroisses et fonda un monastère missionnaire, avant de remettre son âme à Dieu le 6 juin 1471.