”Dans sa jeunesse, saint Maris charmait par la beauté de sa voix et de son visage le peuple chrétien rassemblé pour les fêtes des saints. Renonçant pourtant à tous ces avantages, il alla s’enfermer dans une cellule étroite, humide et malsaine, près du village d’Omère, où il demeura reclus trente-sept ans, vêtu d’une seule peau de chèvre et ne soutenant sa vie que d’un peu de pain et de sel. Un jour que son ami et biographe Théodoret de Cyr lui rendait visite, le saint ascète lui confia que, depuis bien des années, il désirait assister à la divine Liturgie. L’évêque envoya aussitôt chercher des vases sacrés et, faute d’autel, célébra le saint sacrifice sur les mains d’un diacre; après avoir communié, l’homme de Dieu déclara s’être senti, pendant toute la célébration, transporté au ciel auprès du Trône de Dieu, et n’avoir jamais de sa vie éprouvé une telle joie spirituelle.