”Originaire de Rhôsos, en Cilicie, saint Romanos s’engagea dans les combats de la vertu en s’enfermant dans une étroite cellule, empruntée à un autre ascète, sur une montagne voisine d’Antioche. Il y vécut seul jusqu’à un âge avancé, couvert d’un seul vêtement de poil et chargé de lourdes chaînes de fer, la chevelure hirsute, ne se nourrissant que de pain et de sel, juste assez pour ne pas mourir, sans jamais se servir de feu ni de lumière. Ces austérités, jointes à une grande simplicité et à une douceur avenante, lui avaient attiré une abondante grâce divine qui rayonnait de lui sur tous ceux qui accouraient entendre son enseignement sur la paix et l’amour fraternel, et les transformait aussitôt en amants des choses divines. Par sa prière, il opéra de nombreuses guérisons et procura à bien des femmes stériles la joie d’avoir des enfants; mais, malgré tant de grâces, il ne cessait de se proclamer «pauvre mendiant». Quand il partit pour la Patrie céleste rejoindre le chœur des Anges, il laissa sa présence mystique, vivante et efficace, à tous ceux qui invoquent son nom avec foi.