”Né à Sébaste, en Arménie, notre saint Père Attique fut élevé par des moines de l’hérésie de Macédonius. Parvenu à l’âge adulte, il rejeta cette hérésie qui blasphème la divinité du Saint-Esprit, entra dans l’Église Orthodoxe et embrassa avec ferveur la vie ascétique. Sous le règne de Théodose le Grand († 395), il s’installa à Constantinople et devint prêtre de la Grande Église (Sainte-Sophie). Quoique peu cultivé, il possédait une vaste mémoire, un zèle brûlant pour la sainte foi et savait toucher avec art le cœur des fidèles dans des sermons inspirés des Saintes Écritures et des grands rhéteurs helléniques.

Cette éloquence et la renommée de ses vertus le firent élire patriarche, à la suite d’Arsaque, sous le règne d’Arcade (début 406). Il dirigea avec sagesse l’Église du Christ pendant vingt ans, sachant se montrer exigeant pour la préservation de la pureté de la foi et des mœurs, mais aussi compréhensif et modéré envers les hérétiques et les schismatiques. Grâce à cette pondération, au lieu de les rejeter, il put en ramener un grand nombre dans le sein de l’Église et, à la fin de sa vie, on pouvait constater que la paix régnait enfin. Son œuvre la plus notable fut la réinsertion du nom de saint Jean Chrysostome, injustement rayé des diptyques (commémorations) et devenu cause de schisme (422). C’est lui qui procéda au baptême de l’impératrice Eudocie, épouse de Théodose le Jeune (421), et qui célébra la nouvelle dédicace de Sainte-Sophie, brûlée le jour de l’exil de saint Jean Chrysostome (404). Saint Attique s’endormit dans la paix du Seigneur en 425.