”Né en 1816 dans l’humble village de Calapodesti en Moldavie, il s’engagea dans la vie monastique à l’âge de 20 ans, au monastère de Caldérouchani. Au bout de deux années, il partit pour la Sainte Montagne de l’Athos et s’établit dans la skite roumaine de Lakkou, où plus de quatre-vingts Pères vivaient dans une grande austérité. Il y fut initié à la science de la purification du cœur par la prière et les larmes continuelles, et au bout de quinze années de vie hésychaste il entra au monastère d’Esphigménou, où il reçut le grand-habit angélique et fut ordonné diacre. Malgré son désir de rester caché, il devint célèbre pour son ascèse, sa prière ardente et ses dons de thaumaturge. Il participa à la fondation de la skite roumaine du Précurseur, près de la Grande-Lavra, puis fut envoyé en Moldavie comme économe du monastère (1860).

Il passa ensuite de nombreuses années en Russie, à s’occuper des affaires du monastère, tout en poursuivant ses combats ascétiques. Il était grandement apprécié des métropolites de Moscou et de Saint-Pétersbourg, qu’il conseilla sur la prière du cœur. Comme on lui avait vanté les vertus des Pères de l’austère monastère de Valaam dans le Grand Nord, il courut en hâte rejoindre ces vaillants ascètes et se distingua parmi eux par ses dons pour la prière qui, repoussant de son cœur toute pensée étrangère, s’élevait sans cesse vers Dieu en sacrifice agréable pour le salut du monde entier. Il guida par son enseignement de nombreux moines et laïcs de la Russie du Nord et de Finlande, bien qu’il fût le seul moine roumain vivant dans ces régions éloignées. Il s’endormit en paix, le 10 janvier 1882.