”Saint Jacques embrassa d’abord la vie solitaire dans les montagnes proches de Nisibe (Perse). Il ne se nourrissait que de ce que la terre produisait, sans faire usage du feu ni de vêtements de laine. Sa seule activité était de purifier sans relâche son âme, afin de laisser le Saint-Esprit resplendir en elle et dans son corps. La Grâce habitait en lui avec une telle abondance qu’il accomplissait de nombreux miracles pour le soutien des fidèles et le châtiment des idolâtres. Devenu fort célèbre, il fut choisi comme premier évêque de Nisibe (308); mais il ne changea en rien sa manière de vivre en passant du désert au tumulte de la ville. À son ascèse habituelle, il ajoutait la sollicitude pour les pauvres, les veuves et les orphelins, et la défense des opprimés. Lorsque saint Constantin le Grand réunit le saint et grand Concile Œcuménique de Nicée, il siégea parmi les Pères et s’illustra dans la défense de l’Orthodoxie. À son retour à Nisibe, il fonda une école exégétique, bientôt rendue célèbre par l’enseignement de saint Éphrem (voir 28 janvier).
Lorsque Sapor, le roi des Perses, assiégea la ville avec son armée (338), saint Jacques encouragea le peuple à la défense, lui fit redresser en une seule nuit la muraille renversée par une inondation et, au moment de l’assaut décisif, Dieu envoya à sa prière une nuée immense de moustiques qui semèrent la panique parmi les hommes et leurs montures, et mirent en déroute l’armée perse. La paix revenue, saint Jacques continua de gouverner son Église, en s’avançant jour après jour dans la contemplation de Dieu, et passa finalement, comblé de gloire, dans la demeure des bienheureux.