”Oncle maternel de l’impératrice Théodora, l’épouse de Justinien le Grand (527-565), saint Théodore se distingua comme général en chef des armées byzantines pendant la guerre contre les Perses (528). La paix revenue, considérant la vanité des choses de ce monde, il se retira avec deux compagnons pour mener la vie solitaire sur une montagne voisine d’Antioche, et acquit bientôt une réputation de sainteté parmi les habitants de la région. Un jour, un général byzantin qui chassait dans les parages le reconnut et partit annoncer à l’empereur Justinien la découverte de son parent que tout le monde croyait disparu.

Justinien le rappela alors pour prendre part au concile réuni à Constantinople contre l’hérésie théopaschite (536). Prié de rester, il s’installa avec ses disciples dans une propriété située près des murailles, où se trouvaient une chapelle et une petite cellule. Lors du tremblement de terre du 6 octobre 557 tout l’édifice fut détruit. Sur l’ordre de l’empereur et grâce à ses dons généreux Théodore put alors reconstruire un grand et beau monastère avec trois églises ornées de marbres somptueux, de fresques et de mosaïques chatoyantes. Pendant toute l’histoire de Byzance ce monastère servit en outre de résidence aux moines venus de Palestine (S. Sabas, S. Michel le Syncelle etc.). Saint Théodore s’endormit en paix à l’âge de 91 ans (568 ou 595), laissant la succession à son disciple Théoplastos.