”Descendant d’une des plus nobles familles de Chonai en Phrygie (1138), saint Michel étudia d’abord auprès du métropolite Nicétas, puis à Constantinople, sous la direction de saint Eustathe, le futur métropolite de Thessalonique \[Cf. 20 sept.], qui lui inspira son amour pour Homère et Pindare. Il entra ensuite dans la chancellerie patriarcale, d’où, ses capacités ayant été appréciées, il fut élu métropolite d’Athènes (1182), alors réduite à une petite bourgade, victime des raids fréquents des pirates, et dont le peuple se trouvait dans une grande misère, tant matérielle que spirituelle. Il commença par réformer son clergé, obtint de l’empereur des allégements fiscaux qui le rendirent populaire, et critiqua les aristocrates locaux pour leur cupidité et leur indifférence envers les intérêts de la province. Lorsque, profitant de la Quatrième Croisade (1204) qui provoqua le démembrement de l’Empire byzantin, le prince de Corinthe et d’Argolide, Léon Sgouros, fit le siège d’Athènes, saint Michel organisa la résistance sur l’Acropole, mais il ne put empêcher le reste de la cité d’être incendié. Peu après, la capitale ayant été prise par les Croisés, Athènes se trouva à la tête d’un duché franc dépendant du roi de Thessalonique, Boniface de Montferrat. Empêché d’exercer librement ses fonctions pastorales, saint Michel se réfugia, après diverses étapes, dans l’île de Kéa de l’archipel des Cyclades (1207), en refusant l’invitation de l’empereur Théodore Lascaris à venir le rejoindre à Nicée. De son exil il continua de suivre les affaires de son Église et d’encourager son peuple par lettres. Affligé par une santé défaillante, il se retira au monastère du Précurseur de Boudonitsa aux Thermopyles (1217), échappant de peu aux barons francs qui l’avaient soupçonné de passer chez leurs ennemis. C’est dans ce monastère qu’il rendit peu après son âme à Dieu (1222). Il fut presque aussitôt vénéré comme saint en Attique.