Ceux qui ont pris froid s’assemblent autour du feu ; les affamés s’assemblent autour de la table de la salle à manger ; ceux qui ont souffert trop longtemps dans les ténèbres se réjouissent de l’apparition du soleil»; ceux qui ont été épuisés par un combat trop dur jubilent devant une victoire- surprise. Seigneur ressuscité, avec Ta résurrection Tu es devenu tout pour tous ! Roi très fastueux, avec un seul de Tes dons, Tu as rempli toutes les mains vides tendues vers le ciel! Le ciel en est réjoui et la terre en est réjouie. Le ciel se réjouit comme la mère se réjouit quand elle nourrit ses enfants affamés ; la terre se réjouit comme les enfants se réjouissent quand ils reçoivent de la nourriture des mains de leur mère.

La victoire du Christ est l’unique victoire dont peuvent se réjouir tous les êtres humains, du premier qui fut créé jusqu’au dernier. Toute autre victoire terrestre a divisé et divise les hommes. Quand un roi terrestre remporte une victoire sur un autre roi, l’un d’eux se réjouit et l’autre en est attristé. Quand un homme triomphe de son voisin, alors on entend des chants sous le toit de l’un et des pleurs sous le toit de l’autre. Mais il n’existe pas de joie victorieuse sur terre qui ne soit pas empoisonnée par la méchanceté ; un vainqueur ordinaire se réjouit autant de ses rires que des larmes de son adversaire malheureux. Lui-même ne remarque même pas comme la méchanceté lui réduit sa joie de moitié.

Quand Tamerlan eut triomphé du sultan Bajazet[1], il l’enferma d’abord dans une cage en fer, devant laquelle il organisa ensuite un festin et des réjouissances. Sa joie maligne faisait tout son bonheur; sa méchanceté nourrissait ses réjouissances. Frères, comme la joie maligne est une joie brève ! Et comme la méchanceté est une nourriture empoisonnée pour les réjouissances ! Quand le roi Stefan de Decani[2] eut vaincu un roi bulgare, il ne voulut pas pénétrer en terre bulgare ni asservir ce peuple, mais quitta le champ de bataille pour se rendre dans un ermitage afin d’y jeûner et prier Dieu. Ce vainqueur se montra plus généreux que le précédent. Mais cette victoire aussi, comme toute victoire humaine, comporte une lourde peine pour les vaincus. Même la victoire humaine la plus généreuse, ressemble à un soleil dont une moitié déverse des rayons lumineux alors que l’autre moitié en déverse des sombres.

Seule la victoire du Christ est pareille à un soleil qui déverse des rayons lumineux sur tous ceux qui se tiennent au-dessous de lui. Seule la victoire du Christ remplit tous les cœurs humains d’une joie sans partage. Elle seule est une victoire sans joie maligne et sans méchanceté.

Une victoire mystérieuse, direz-vous? Oui, mais en même temps annoncée à tout le genre humain, vivant et mort.

Une victoire magnanime, direz-vous ? Oui, mais beaucoup plus que cela. Est-ce qu’une mère n’est pas généreuse quand elle a non seulement défendu une ou deux fois ses enfants contre des serpents, mais qu’en outre, afin de protéger définitivement ses enfants, elle est allée courageusement jusqu’au nid de vipères afin de le brûler ?

Une victoire guérisseuse, direz-vous? Oui, guérisseuse et salutaire pour toujours et à jamais. Cette victoire exempte de méchanceté sauve les hommes de tous les maux et les rend immortels — immortels et sans péché. Car l’immortalité non accompagnée de l’absence de péché signifierait la poursuite d’une époque de méchanceté, la prolongation d’une ère de joie maligne et de méchanceté. Mais l’immortalité accompagnée de l’absence de péché provoque une joie sans trouble et fait des hommes les frères des anges très lumineux de Dieu.

Qui ne se réjouirait de la victoire du Christ Seigneur ? Il n’a pas vaincu pour Lui, mais pour nous. Ce n’est pas Lui que Sa victoire a rendu plus grand, plus vivant et plus riche, mais nous. Sa victoire n’est pas un acte d’égoïsme mais d’amour, ce n’est pas un retrait mais un don. Les vainqueurs terrestres remportent la victoire, le Christ est le seul qui apporte la victoire. Aucun vainqueur terrestre, roi ou général, ne souhaite que sa victoire lui soit enlevée et attribuée à un autre ; seul le Christ ressuscité offre des deux mains Sa victoire à chacun de nous ; Il ne se met pas en colère, mais se réjouit qu’avec Sa victoire nous devenions des vainqueurs, c’est-à-dire plus grands, plus vivants et plus riches que ce que nous sommes.

Les victoires terrestres sont plus belles quand on les regarde de loin, plus laides et plus horribles quand on les examine de près, alors que pour la victoire du Christ, il est difficile de dire quand elle est plus belle : quand on la regarde de loin ou de près. En regardant cette victoire de loin, nous nous émerveillons de son éclat, de sa beauté, de sa pureté et de son caractère salutaire. En la regardant de près, nous nous émerveillons devant la multitude d’esclaves libérés grâce à elle. Cette journée, plus que toute autre dans l’année, est consacrée à la célébration de la fête de cette victoire du Christ; il convient donc de regarder cette victoire de près, aussi bien pour mieux la connaître que pour éprouver plus de joie.

Approchons-nous par conséquent de notre Seigneur ressuscité et vainqueur, et demandons-nous premièrement qui II a vaincu par Sa résurrection, et deuxièmement qui II a libéré par Sa victoire.

  1. Par Sa Résurrection, le Seigneur a vaincu les deux adversaires les plus féroces de la vie humaine et de la dignité humaine : la mort et le péché. Ces deux adversaires du genre humain sont nés alors même que le premier homme est devenu étranger à Dieu en foulant aux pieds le commandement d’obéissance envers son Créateur. Au paradis, l’homme ne connaissait ni la mort ni le péché, ni la peur ni la honte. Accolé au Dieu vivant, l’homme ne pouvait pas connaître la mort, et vivant en parfaite obéissance à Dieu, il ne pouvait pas connaître le péché. Là où on ne connaît pas la mort, on ne connaît pas non plus la peur; et là où on ne connaît pas le péché, on ne connaît pas non plus la honte du péché. Mais dès que l’homme eut manqué à l’obéissance toute salvatrice envers Dieu, la peur et la honte sont entrées en lui; il s’est senti infiniment éloigné de Dieu et a pressenti la faux de la mort sur lui. C’est pourquoi quand Dieu cria à Adam : Où es-tu ?, l’homme répondit : J’ai entendu ton pas dans le jardin; j’ai eu peur parce que je suis nu et je me suis caché (Gn 3, 9-10). Jusque-là, la voix de Dieu fortifiait, réjouissait et vivifiait Adam, mais après que le péché eut été commis, cette même voix de Dieu ne faisait que l’affaiblir, l’effrayer et le paralyser. Jusque-là, Adam se voyait vêtu de l’habit angélique de l’immortalité, mais ensuite il se vit dévêtu, dépouillé, humilié et réduit au niveau d’un nain. Frères, c’est ainsi qu’apparaît dans toute sa laideur le moindre péché de désobéissance envers Dieu. Effrayé par Dieu, Adam s’était caché dans les arbres du jardin. Comme quand une chatte très douce devient sauvage et s’enfuit dans la montagne et commence à se cacher de son maître, de celui qui la nourrit! C’est parmi les créatures inconscientes, sur lesquelles Adam avait régné jusque-là en souverain, qu’il se mit à chercher protection de la part de son Protecteur. À la vitesse de l’éclair, un péché en entraîna un second, puis un troisième, puis un centième, puis un millième, jusqu’à ce que l’homme finît par devenir une créature animale, terrestre, par le corps et l’esprit. La voie du péché empruntée par Adam conduisait vers la terre et dans la terre.

D’où les paroles de Dieu : car tu es glaise et tu retourneras à la glaise (Gn 3, 19), qui illustrent non seulement le jugement de Dieu mais reflètent aussi un processus, déjà commencé et en voie de progression rapide, de végétalisation et de décomposition de l’homme.

La descendance d’Adam, génération après génération, a poursuivi ce processus de décomposition, continuant à pécher honteusement et mourant dans la crainte et la terreur. Les hommes se cachaient de Dieu pour des arbres, des pierres, de l’or, de la poussière ; et plus ils se cachaient, plus ils s’éloignaient du Dieu véritable et oubliaient le Dieu véritable. La nature, qui était couchée sous les pieds de l’homme, s’était progressivement dressée au-dessus de sa tête, finissant par recouvrir complètement le visage de Dieu et tenir lieu de Dieu. Et l’homme s’est mis à idolâtrer la nature, c’est-à-dire à l’écouter, à se conduire en fonction d’elle, à lui adresser des prières et lui apporter des offrandes. Mais la nature idolâtrée ne pouvait se sauver, ni sauver l’homme de la mort et de la décomposition. La voie terrible empruntée par l’humanité était le chemin du péché ; et cette route maléfique ne menait infailliblement que vers une cité sordide — la cité des morts. Les souverains humains régnaient sur les hommes, et le péché et la mort régnaient sur les hommes et les souverains. Plus on avançait, plus le poids du péché augmentait sans cesse, comme une boule de neige dégringolant de la montagne. Le genre humain était dans le plus extrême désespoir quand le Héros céleste apparut pour le sauver.

Ce héros, c’était le Seigneur Jésus. Éternellement sans péché et éternellement immortel, Il se mit à arpenter le cimetière en décomposition du genre humain en répandant partout les fleurs de l’immortalité. Devant Son souffle, la puanteur du péché s’enfuyait, et grâce à Sa parole les morts revivaient. Par philanthropie, Il prit sur Lui la montagne de péchés des hommes et c’est aussi par amitié pour les hommes qu’il a revêtu le corps mortel des hommes. Mais le péché des hommes était si lourd et terrible que, sous ce fardeau, le Fils de Dieu Lui-même s’écroula dans la tombe. Béni soit cent fois cette tombe, d’où s’est mis à couler le fleuve de la vie immortelle pour le genre humain ! C’est en s’enfonçant dans ce tombeau que le Héros est descendu jusqu’aux enfers, où II a démoli le trône de Satan et détruit le foyer de tous les complots maléfiques contre le genre humain ; c’est à partir de ce tombeau que le Héros s’est élevé jusqu’au plus haut des cieux en parcourant une voie nouvelle, menant à la cité des vivants. Par Sa puissance II a démoli l’enfer, par Sa puissance II a glorifié Son corps et s’est élevé du tombeau — par Sa propre puissance, qui est inséparable de celle du Père et du Saint-Esprit. Humble comme un agneau, le Seigneur dénué de malice se mit en marche vers le martyre et la mort ; et avec la force divine, Il endura les souffrances et triompha de la mort. Sa résurrection est un événement véritable, mais aussi une prophétie et l’image de notre résurrection — car elle sonnera la trompette, et les morts ressusciteront incorruptibles (1 Co 15,52).

Certains se demanderont: comment se fait-il, si le Seigneur ressuscité a triomphé de la mort, que des gens continuent à mourir? Quiconque entre dans cette vie à partir du ventre de sa mère, quitte cette vie par la mort et le tombeau. Telle est la règle. Mais pour nous qui mourons dans le Christ, la mort ne représente plus un gouffre sombre mais la naissance à une vie nouvelle et le retour au pays natal. Te tombeau ne correspond plus à des ténèbres éternelles, mais à une porte où nous attendent les saints anges de Dieu. Pour tous ceux qui sont pleins d’amour envers le Seigneur adorable et ami-des-hommes, le tombeau ne représente plus que l’obstacle ultime avant de se retrouver en Sa présence, et cet obstacle est aussi léger qu’une toile d’araignée. C’est pourquoi le glorieux apôtre Paul s’écrie : Pour moi, certes, la vie c’est le Christ et mourir représente un gain (Ph 1,21). Comment le Seigneur n’aurait-Il pas vaincu la mort, alors que la mort n’existe plus à partir de Lui ? Le tombeau n’est plus un gouffre profond, car II l’a rempli avec Lui-même; le tombeau n’est plus fait de ténèbres, puisqu’il l’a illuminé ; le tombeau n’est plus épouvante et terreur, car il ne symbolise plus la fin de la vie, mais le début; le tombeau n’est plus notre demeure éternelle, mais seulement la porte de cette demeure. La différence entre la mort avant la résurrection du Christ et après Sa résurrection est celle qui existe entre un incendie effroyable et la flamme d’une bougie. La victoire du Christ est tellement fondamentale que la mort a été engloutie dans Sa victoire (1 Co 15, 54).

D’autres se demanderont encore: comment se fait-il, si le Christ ressuscité a vaincu le péché, que les hommes continuent à pécher? En vérité, le Seigneur a vaincu le péché. Il l’a vaincu par Sa conception sans péché et Sa naissance ; puis II l’a vaincu par Sa vie pure et sans péché sur la terre; puis II l’a vaincu par Son martyre de juste sur la Croix; enfin Il a couronné toutes ces victoires par Sa résurrection très glorieuse. Il est devenu le remède, le remède sûr et infaillible contre le péché. Celui qui est infecté par le péché, ne peut être guéri qu’avec le Christ. Celui qui ne veut pas pécher, ne peut réaliser un tel souhait qu’avec l’aide du Christ. Quand les hommes ont trouvé un remède contre la variole, ils ont déclaré : nous avons vaincu cette maladie ! Ils s’étaient aussi exprimés de cette façon, après avoir découvert le remède contre le mal de gorge, la rage de dents, la goutte et d’autres maladies. Nous avons maîtrisé ces maladies! Nous avons vaincu ces maladies! Découvrir un médicament contre telle maladie signifie donc vaincre cette maladie. Le Christ est incomparablement le plus grand Médecin de l’histoire humaine, car II a apporté aux hommes le remède contre la maladie des maladies, c’est- à-dire le péché, dont sont issues toutes les autres maladies et toutes les autres souffrances humaines, spirituelles comme physiques. Ce remède — c’est Lui-même, le Seigneur ressuscité et vivant. Il est le seul remède sûr contre le péché. Si les hommes continuent à pécher de nos jours et à s’enfoncer dans le péché, cela ne signifie pas que le Christ n’a pas vaincu le péché; cela signifie seulement que ces hommes n’ont pas recours au seul remède contre leur maladie mortelle, soit parce qu’ils ne connaissent pas suffisamment le Christ comme remède, soit, s’ils Le connaissent, parce qu’ils n’y ont pas recours pour telle ou telle raison. Mais l’histoire témoigne, avec des milliers et des milliers d’exemples, que ceux qui ont appliqué ce remède à leur âme et l’ont intégré à leur corps ont été guéris. Connaissant la faiblesse de notre personnalité, le Seigneur Christ a prescrit aux fidèles de Le prendre comme nourriture et boisson sous la forme visible du pain et du vin. L’Ami-des-hommes l’a fait par amour infini des hommes, dans le seul but de leur faciliter l’accès au remède vivifiant contre le péché et la pourriture du péché. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en luilui aussi vivra par moi (Jn 6, 56-57). Ceux qui commettent des péchés se nourrissent du péché et la vie en eux disparaît progressivement à cause du péché. Ceux en revanche qui se nourrissent du Seigneur vivant se nourrissent précisément de la vie ; la vie ne cesse de s’élargir en eux, alors que la mort se réduit. Et plus la vie s’élargit, plus le péché semble répugnant. Le plaisir insipide et affligeant du péché est remplacé chez eux par la saveur vivifiante et joyeuse du Christ Vainqueur.

Heureux soient ceux qui ont eu accès à ce mystère et y ont goûté dans cette vie. Ils peuvent être appelés fils de lumière et enfants bénis. Quand ils quitteront cette vie, ils en partiront comme d’un hôpital, mais ce ne sera plus comme des malades.

  1. Demandons-nous maintenant: qui le Seigneur ressuscité a-t-Il libéré par Sa victoire sur le péché et la mort? S’agit-il seulement des hommes d’un seul peuple? Ou d’une seule race? D’une seule classe? Ou occupant une seule position sociale? Non, nullement. Une telle libération est la caractéristique des victoires méchantes et malveillantes de vainqueurs terrestres. Le Seigneur n’est pas appelé ami des Juifs, ni ami des Grecs, ni ami des pauvres, ni ami des aristocrates, Il est appelé ami-des-hommes. Sa victoire, par conséquent, Il l’a destinée à l’homme, sans tenir compte des différences que les hommes font entre eux. Il a remporté Sa victoire pour le bien et le profit de tous les hommes créés, et l’a offerte à eux tous. A ceux qui reçoivent et adoptent cette victoire, Il a promis la vie éternelle et la participation à l’héritage au sein du Royaume céleste. Il n’impose Sa victoire à personne, bien qu’elle ait été très coûteuse’, mais laisse la liberté aux hommes de l’adopter ou ne pas l’adopter. De même que l’homme a fait librement le choix au paradis de recevoir la ruine, la mort et le péché des mains de Satan, de même il dispose maintenant en toute liberté du choix de recevoir la vie et le salut des mains du Dieu Vainqueur. La victoire du Christ est un baume, un baume vivifiant, pour tous les hommes, car tous ont été infectés par le péché et la mort.

Ce baume fait de malade des êtres sains, et rend les êtres sains encore plus sains.

Ce baume revivifie les morts et régénère la vie des vivants.

Ce baume assagit, purifie, divinise l’homme, accroît ses forces au centuple et élève la dignité de l’homme loin au-dessus de toute la nature créée, jusqu’à la hauteur et la beauté des anges et des archanges de Dieu.

Baume admirable et vivifiant! Quelle main ne t’accueillerait-elle pas ? Quelle gorge ne te chanterait pas ? Quelle plume ne décrirait pas ton caractère miraculeux? Quelle calculatrice ne dénombrerait pas tes guérisons de malades et tes résurrections de morts accomplies jusqu’à nos jours ? Quelles larmes ne te béniraient pas ?

Frères, venez donc tous, vous qui craignez la mort. Approchez-vous du Christ ressuscité qui ressuscite, et II vous libérera de la mort et de la peur mortelle.

Venez aussi, vous tous qui vivez avec la honte de vos péchés publics et secrets, et approchez-vous de la source d’eau vive qui nettoie et purifie, et qui peut rendre le vase le plus noir plus blanc que la neige.

Venez tous, vous qui cherchez la santé, la force, la beauté et la joie. Voici le Christ ressuscité qui est la source très abondante de tout cela. Il vous attend tous avec tout Son cœur, en souhaitant que pas un seul ne manque à l’appel.

Vénérez-Le avec tout votre corps et votre âme. Unissez-vous à Lui par votre esprit et par vos pensées. Embrassez-Le de tout votre cœur. Ne vous inclinez pas devant celui qui emprisonne, mais devant Celui qui libère ; ne vous unissez pas à celui qui mène à la ruine, mais à Celui qui sauve ; n’embrassez pas un étranger, mais votre parent le plus proche et votre ami le plus affectueux.

Le Seigneur ressuscité est le miracle des miracles, mais c’est précisément comme miracle des miracles qu’il correspond à votre nature véritable, la nature humaine véritable, la nature d’Adam au paradis. La nature véritable de l’homme n’est pas d’être l’esclave de la nature inconsciente qui l’entoure, mais de régner sur elle de façon puissante, très puissante. De même que la nature de l’homme n’est pas dans le néant, la maladie, la mortalité et l’état de péché, mais dans la gloire et la santé, l’immortalité et l’absence de péché.

Le Seigneur ressuscité a retiré le voile recouvrant le Dieu véritable et l’homme véritable ; par Lui-même, Il nous a montré la grandeur et la beauté de l’un et de l’autre. Nul ne peut connaître le Dieu véritable autrement qu’à travers le Seigneur Jésus, de même que nul ne peut connaître l’homme véritable autrement qu’à travers Lui seul.

Christ est ressuscité, frères !

Par Sa Résurrection, le Christ a vaincu le péché et la mort, Il a détruit le royaume ténébreux de Satan, Il a libéré le genre humain asservi, et a brisé le sceau des plus grands mystères de Dieu et de l’homme. Gloire et louange à Lui avec le Père et le Saint-Esprit, Trinité unique et indissociable, maintenant et toujours, de tout temps et de toute éternité. Amen.

[1] Le 28 juillet 1402 à Angora, l’actuelle Ankara (NdT).

19.1321-1331.