Les œuvres du saint Païssios du mont d’Athos ⇒

— Dites-nous quelque chose, Géronda!

— Que vous dirais-je?

— Ce que votre cœur vous souffle.

— Mon cœur me souffle de prendre un couteau, de découper ce cœur en morceaux, de le partager au monde entier et de mourir ensuite.

Aperçu biographique

Le bienheureux Géronda Païssios, Arsène Eznépidis dans le monde, naquit à Farassa de Cappadoce le 25 juillet 1924. Il vint en Grèce avec sa famille en raison de l’échange des populations préconisé par le traité de Lausanne et passa son enfance à Konitsa.

Il pratiqua l’ascèse dès sa jeunesse et se nourrissait des vies de saints, dont il s’efforçait d’imiter avec un zèle extraordinaire et une rigueur exemplaire les exploits ascétiques. Il s’adonnait à la prière continuelle, cultivant en même temps l’humilité et la charité. Il apprit le métier de charpentier, car il voulait en cela aussi imiter le Christ. Il servit trois ans et demi dans l’armée pendant la guerre civile, en tant qu’officier des transmissions, tout en continuant à vivre de façon ascétique. Durant les manœuvres, il se distinguait par son courage, son esprit de sacrifice, sa moralité et ses grandes capacités. Son devoir envers la patrie une fois accompli, il entra dans la voie monastique qu’il désirait suivre depuis son enfance. Déjà en tant que laïc, il avait fait l’expérience du divin, mais c’est dans sa vie monastique qu’il éprouva dans toute son abondance la bienveillance du Seigneur, de la Mère de Dieu et des saints.

Il demeura à la Sainte Montagne, au monastère de la Vierge à Stomio de Konitsa ainsi qu’au Sinaï. Alors qu’il s’efforçait de vivre dans l’obscurité, entièrement donné au Seigneur, Dieu le révéla et le donna au monde entier. Il guidait, consolait, guérissait et apaisait les multitudes qui accourraient à lui. Son âme sanctifiée débordait d’amour divin et sa figure ascétique réfléchissait la Grâce de Dieu. Infatigable, le Géronda Païssios recueillait tout le jour la douleur humaine et répandait en retour la consolation divine.

Après une longue maladie et des souffrances de martyre, qui comme il le disait – lui procurèrent plus de profit spirituel que l’ascèse de toute sa vie, il s’endormit dans le Seigneur le 12 juillet 1994 au monastère Saint-Jean-le-Théologien à Souroti de Thessalonique. Il fut, selon son désir, inhumé auprès de l’église Saint-Arsène-de-Cappadoce.

 

Que sa bénédiction soit sur nous!

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