Genèse 6

Les deux cités selon saint Augustin

Dans son fameux livre « Cité de Dieu », saint Augustin décrit les deux premiers peuples descendant de Caïn et Abel : « Caïn, qui appartient à la cité des hommes, naquit le premier des deux auteurs du genre humain ; vint ensuite Abel, qui appartient à la cité de Dieu. De même que nous expérimentons dans chaque homme en particulier la vérité de cette parole de l’Apôtre, que ce n’est pas ce qui est spirituel qui est formé le premier, mais ce qui est animal 1, d’où vient que nous naissons d’abord méchants et charnels, comme sortant d’une racine corrompue, et ne devenons bons et spirituels qu’en renaissant de Jésus-Christ, ainsi en est-il de tout le genre humain. Lorsque les deux cités commencèrent à prendre leur cours dans l’étendue des siècles, l’homme de la cité de la terre fut celui qui naquit le premier, et, après lui, le membre de la cité de Dieu, prédestiné par la grâce, élu par la grâce, étranger ici-bas par la grâce, et par la grâce citoyen du ciel. »

Ainsi, le bienheureux Augustin décrit l’existence non pas de deux nations, mais de deux royaumes qui, bien qu’ils soient côte à côte l’un avec l’autre, mais spirituellement ils sont complètement différents. C’est le secret de la vie spirituelle. Saint Jean Chrysostome a dit : Abel n’a construit aucune ville, car il a cherché la cité céleste pour lui-même.

Voici deux chemins : l’un est le chemin des matérialistes, cherchant le bonheur dans cette vie, le bonheur du tangible, du bien-être, qui peut être vu et touché. L’autre voie est de ne pas chercher le bonheur dans cette vie, mais accomplir des exploits spirituels. Le but principal de leur vie est la cité spirituelle, Nouvelle Jérusalem descendue du ciel.

Le livre de Didaché (l’enseignement des apôtres, Ier siècle) parle aussi de deux voies : Il y a deux chemins : l’un de la vie, l’autre de la mort (cf. Jérémie, xxi, 8 ; Deut., xxx, 15, 19) ; mais il est entre les deux chemins une grande différence. Or le chemin de la vie est le suivant : « d’abord, tu aimeras Dieu qui t’a créé ; en second lieu, tu aimeras ton prochain comme toi-même (Matt., xxii, 37-39 ; cf. Eccli., vii, 30 ; Deut., vi, 5 ; Lévit., xix, 18) ; et ce que tu ne veux pas qu’il te soit fait, toi non plus ne le fais pas à autrui. » (Matt., vii, 12 ; Luc, vi, 31 ; cf. Tobie, iv, 15)

 

 

6.1 Lorsque les hommes eurent commencé à se multiplier sur la face de la terre, et que des filles leur furent nées,

 

Les hommes sont devenus comme animaux

Le verbe « se multiplier » est utilisé ici comme pour les poissons, dans le sens « grouiller ».

 

 

 

6.2 les fils de Dieu virent que les filles des hommes étaient belles, et ils en prirent pour femmes parmi toutes celles qu’ils choisirent.

 

Virent, belles, prirent

La séquence des mots est la même que pour Eve. Elle a vu le fruit, qu’il était bon, il l’a pris. Le péché originel agit dans les hommes et il s’est malheureusement pénétré dans les descendants de Caïn.

 

Le péché est toujours

La plus grande tragédie du premier monde est le mélange

Dieu a séparé deux tribus : les fils de Dieu, c’est-à-dire les descendants de Seth et les filles des hommes, les descendants de Caïn pour ne pas laisser au péché de se propager. Dieu agit comme celui qui sépare : Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. (Mat 10.34-36) Mais les fils de Dieu deviennent séduits par les filles des hommes et le péché s’est propagé. Les hommes n’ont pas écouté les prophètes Hénoc et Noé qui prédisaient le futur cataclysme.

 

Le mariage entre les fidèles et les athées ou les hérétiques a été interdit par les Canons de l’Eglise.

 

Les filles des hommes étaient les magiciennes

Selon saint Irénée de Lyon, les filles des hommes qui ont inventé les drogues, la cosmétique, la musique particulière ont communiqué avec les démons pour séduire à tout prix les fils de Dieu. Dieu n’a plus donné la naissance aux hommes forts de ce tribu, c’est pour cela que les filles des hommes devaient aller chercher les hommes parmi les fils de Dieu pour conserver la tribu. C’est de là d’où vient la prostitution rituelle propagée partout dans les nations anciennes qui était un moyen de séduire les derniers justes et de leur inciter le contact avec les démons à travers les prostituées-magiciennes. Le premier monde est tombé dans la fornication extrême.

 

Rien n’ôte la grâce divine comme la fornication

Le saint martyr Philosophe a souffert pour le Christ à Alexandrie lors de la persécution de l’empereur Decius (249 – 251). Le jeune homme a été contraint de renoncer à Christ, mais il est resté ferme. Alors les tortionnaires ont décidé de le persuader de pécher. Ils ont conduit le saint dans un jardin fleuri et l’ont laissé seul, attaché par les files, avec une femme salope. Afin de ne pas succomber au péché, le saint lui arrache la langue par les dents et, avec cette terrible douleur, se protège de la passion charnelle. Il a recraché sa langue ensanglantée sur le visage de la prostituée. Les soldats, voyant le courage et l’intrépidité du martyr, ont coupé sa tête par l’épée.

 

Les fils de Dieu sont-ils les anges ?

Certains Pères de l’Eglise comme saint Irénée de Lyon, saint Justin, saint Clément d’Alexandrie disaient que les fils de Dieu étaient les mauvais anges qui avaient des relations avec les filles des hommes. Pourtant d’autres Pères comme saint Jean Chrysostome, saint Ephrem le Syrien. Saint Antoine le Grand réfute absolument cette interprétation en disant que même les hommes ont peur des anges, comment les femmes peuvent se coucher avec les anges ? Le Seigneur dit Lui-même que les anges ne se marient pas…

 

6.3 Alors l’Éternel dit: Mon Esprit ne restera pas à toujours dans l’homme, car l’homme n’est que chair, et ses jours seront de cent vingt ans.

 

Le blasphème de l’Esprit-Saint

Ainsi, les gens sont arrivés au terrible état du blasphème contre le Saint-Esprit, qui ne pouvait plus tolérer leurs iniquités. Dans leurs cœurs et leurs esprits vivaient n’importe quoi, mais pas l’amour pour le Créateur.

 

Ses jours seront de cent vingt ans

Il ne s’agit pas de l’âge de la vie des hommes, mais du temps que Dieu a donné aux hommes pour se repentir. Il restait encore 120 ans pour se repentir.

 

6.4 Les géants (nephilims) étaient sur la terre en ces temps-là, après que les fils de Dieu furent venus vers les filles des hommes, et qu’elles leur eurent donné des enfants: ce sont ces héros qui furent fameux dans l’antiquité.

 

Qui sont les Nephilims ?

À cause de crimes monstrueux, toute la nature et tous les hommes ont commencé à donner naissance à de terribles géants. Leur nom (nephilim) même en hébreu signifie « attaquant ». Ils avaient un pouvoir énorme, à la fois naturel et magique, et opprimaient tyranniquement les autres. Selon le témoignage de Salomon, les géants se sont distingués avec une fierté extrême (Sag. 14.6) et, comme l’ajoute le fils de Sirah, « dans l’espoir de leur force, ils sont devenus apostats » (Sir.16: 8). Le prophète Baruch en parle : Là il y eut ces géants fameux Qui vécurent dès le commencement, A la haute stature et habiles dans la guerre. Ce n’est pas eux que Dieu a choisis, Et il ne leur a pas appris le chemin de la sagesse. Et ils ont péri parce qu’ils n’avaient pas la vraie science, Ils ont péri à cause de leur folie. (Bar. 3.26-28)

 

 

6.5 L’Éternel vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal.

 

L’invention des nouveaux maux

Les gens ne se limitaient pas à la répétition des crimes, mais chaque année, ils inventaient de plus en plus de nouveaux maux.

 

6.6 L’Éternel se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre, et il fut affligé en son cœur.

 

La repentance de Dieu

La repentance de Dieu est un anthropomorphisme, car Dieu saint ne peut ni se repentir ni se lamenter. Le prophète Moïse utilise ici une expression humaine pour souligner que le monde entier est complètement différent de ce que le Créateur avait voulu. Par conséquent, dans ce monde, il n’y a pas d’endroit où il pourrait appliquer Sa miséricorde et, par conséquent, la terre fera l’expérience de la colère et de la justice du Juge. Mais même dans cet univers voué à l’échec, on a trouvé un seul juste qui a reçu des flots de miséricorde dans son cœur.

Si Dieu est Esprit, pourquoi donc parle-t-on des yeux, des mains, du visage de Dieu dans la Sainte Écriture ?

La Sainte Écriture contient plusieurs anthropomorphismes (du grec ἄνθρωπος [anthropos], « homme », et μορφή [morphè], « forme »). Ce sont les attributs corporels, émotionnels, physiques appliqués à Dieu afin d’exprimer Ses propriétés spirituelles à l’aide de notre faible langage humain. Il faut comprendre alors les anthropomorphismes de manière symbolique et spirituelle. Selon Saint Jean Damascène, les attributs physiques et émotionnels de Dieu peuvent être conçus de la manière suivante :

 

Aspect physique Signification spirituelle
Les yeux, la vision L’omniscience, la force de contemplation
Les oreilles, l’ouïe L’attention miséricordieuse et l’acceptation de nos prières, la bienveillance
La bouche, la parole La révélation de Sa volonté
L’odorat L’acceptation de nos prières et de nos sacrifices
Le visage La révélation dans Ses actes
Les mains Son action
La main droite Son aide dans les actes droits
Le toucher Sa connaissance parfaite de chaque chose même toute petite
Les pieds, le movement Sa présence pour aider ou défendre contre les ennemis
Le serment L’immuabilité de Sa promesse
La colère et la fureur Son aversion et Sa haine du mal
L’oubli, le sommeil et l’assoupissement Sa lenteur dans la vengeance aux ennemis ou dans l’aide habituelle aux amis

 

 

Selon saint Philarète de Moscou, la repentance de Dieu veut dire qu’Il a vu l’homme dans l’état qui était complétement opposé à celui que Dieu avait dans son dessein initial.

 

 

6.7 Et l’Éternel dit: J’exterminerai de la face de la terre l’homme que j’ai créé, depuis l’homme jusqu’au bétail, aux reptiles, et aux oiseaux du ciel; car je me repens de les avoir faits.

 

L’amour pour les pécheurs

Selon saint Ephrem le Syrien, Dieu a dit qu’Il se repent par l’amour vers les pécheurs et non pas parce qu’Il ne savait pas ce qu’il se passerait avec les hommes.

 

 

Pourquoi Dieu extermine aussi les animaux ?

Saint Jean Chrysostome : « On dira peut-être : Si l’homme est coupable , pourquoi les animaux sont-ils punis? En voici la raison : c’est qu’ils ne sont pas faits pour eux-mêmes, mais pour l’homme. Celui-ci étant anéanti, à quoi les animaux auraient-ils servi? De plus, ils partagent la punition pour nous montrer toute l’indignation du Seigneur. Dans l’origine, quand le premier homme eut péché, toute la terre fut maudite : maintenant que l’homme va être détruit, les animaux sont entraînés dans sa perte. De même, quand l’homme était encore agréable à Dieu, toute la nature participait à son bonheur, comme le dit saint Paul : Toute créature sera délivrée de la servitude de la corruption par la délivrance des fils de la gloire de Dieu. (Rom. VIII, 21.) Maintenant l’homme devant être puni de ses innombrables péchés, et abandonné à une destruction universelle, les troupeaux, les reptiles et les oiseaux du ciel sont destinés à périr par le déluge qui va tout engloutir. Et de même que si l’intendant d’une maison s’est attiré la colère du maître, ceux qui servent sous lui partagent sa tristesse; de même les hommes venant à périr, tous les êtres qui occupaient le même séjour, et qui étaient soumis à ses lois devaient subir la même peine »

 

6.8 Mais Noé trouva grâce aux yeux de l’Éternel.

6.9 Voici la postérité de Noé. Noé était un homme juste et intègre dans son temps; Noé marchait avec Dieu.

Noé est un homme juste

Juste en hébreu « zadek » veut dire justifiant. Par sa vie, il était seul qui justifiait l’existence de tout l’univers, de 3 milliards d’hommes qui y vivaient selon les calcules des scientifiques croyants. L’apôtre Pierre l’appelle « le prédicateur de la justice » (2 Pierre 2.5). Mais c’est le seul juste dans la Bible, pour qui il est précisé : juste dans son temps. Cela veut dire que s’il avait vécu dans un autre temps, il n’aurait pas été juste. Mais, à cette époque, il était le meilleur sur tout le monde.

 

Noé était en opposition avec tout le monde

Saint Jean Chrysostome : « Noé trouva grâce devant le Seigneur Dieu. Non-seulement il trouva grâce, mais devant le Seigneur Dieu. Elle nous enseigne ainsi qu’il n’a pas eu d’autre but que d’être bien vu de cet oeil qui ne connaît ni le sommeil ni l’assoupissement, et qu’il ne s’est pas inquiété de la gloire humaine, de la honte et des moqueries. Il est probable que lui, qui cultivait la vertu en opposition avec tout le monde, devait être un sujet de risées et de plaisanteries pour ceux qui faisaient le mal; en effet, c’est encore leur habitude à l’égard de ceux qui recherchent la vertu au lieu de les imiter. Nous voyons bien des hommes faibles qui, ne pouvant supporter ces vices et ces plaisanteries, préfèrent la gloire humaine à la gloire immortelle et seule véritable, et se laissent emporter et attirer par la malice des autres. En effet, il faut une âme énergique et constante pour résister à ceux qui cherchent à l’entraîner, et ne rien faire dans le but de plaire aux hommes, pour tenir son regard fixé sur l’œil vigilant d’où elle attend sa sentence en méprisant celle du monde, pour ne pas tenir compte des louanges ou des injures humaines, mais les regarder comme des ombres ou des rêves. Car la honte mène au péché. (Eccl. IV, 25.)

 

Les hommes se moquaient de Noé

Saint Jean Chrysostome : « Bien des gens auraient cédé à ces risées, ces sarcasmes, ces plaisanteries; mais tel n’était pas le juste. Car il résista non-seulement à dix, à vingt, à cent hommes, mais à toute l’espèce humaine, à tous ces milliers de pécheurs. Il est probable qu’on se moqua de lui, qu’on le bafoua, qu’on l’insulta, qu’on l’injuria de toute manière; peut-être même l’aurait-on mis en pièces si l’on avait pu. Telle est toujours la fureur du vice contre la vertu; mais, loin qu’il lui porte aucun préjudice, il la fortifie par ses attaques. En effet, telle est la force de la vertu, qu’elle triomphe de ses ennemis par ses souffrances, et qu’elle est plus victorieuse à mesure qu’on l’attaque davantage. Cela se voit dans une foule de circonstances. Mais pour vous donner l’occasion de le reconnaître, car, donnez l’occasion au sage et il deviendra plus sage (Prov. IX, 9), il faudrait vous citer bien des exemples de l’Ancien et du Nouveau Testament. Ainsi, dites-moi , je vous prie, Abel n’a-t-il pas été terrassé et tué par Caïn? Ne vous attachez pas seulement à ce fait que Caïn a vaincu et tué le frère dont il était jaloux et qui ne lui avait rien fait : mais considérez la suite. Observez qu’à partir de ce moment la victime a obtenu la couronne de la gloire avec celle du martyre, et que tant de siècles n’ont pu effacer son souvenir : voyez aussi que le meurtrier, le vainqueur, a mené depuis cet instant une existence plus pénible que la mort, et que depuis lors, jusqu’à présent, il est voué à l’infamie universelle pendant que toutes les bouches chantent chaque jour sa victime. Voilà ce qui regarde la vie actuelle; quant à celle de l’avenir, quelles paroles, quelle intelligence pourraient être à sa hauteur? Je sais que vous êtes bien capables de trouver dans les Ecritures beaucoup d’exemples analogues, car elles sont faites pour notre profit, pour nous engager à fuir le vice et à rechercher la vertu. Voulez-vous trouver d’autres preuves dans le Nouveau Testament ? Ecoutez ce que saint Luc raconte des apôtres qui se réjouissaient d’avoir été flagellés publiquement parce qu’ils avaient été dignes de supporter cet opprobre au nom du Christ. (Act. V, 41.) Cependant les coups de fouet sont un sujet de chagrin et d’abattement plutôt que de joie, mais les recevoir pour Dieu et à cause de lui, voilà ce qui les réjouissait. Quant à ceux qui les avaient flagellés, ils étaient consternés et embarrassés au point de ne savoir que faire: après le supplice ils se consultent entre eux : Que ferons-nous à ces hommes? (Act. IV, 16.) Eh quoi ! Vous les avez fait flageller, vous leur avez fait subir mille souffrances et vous hésitez encore ? Tant il est vrai que la vertu est forte et invincible et que, par les tortures même, elle triomphe de ceux qui les lui infligent. »

 

Le juste ne pouvait sauver que lui-même

Avant l’incarnation, la mort et la résurrection du Seigneur, la vertu des justes pouvait sauver seulement eux-mêmes.

Fils de l’homme, lorsqu’un pays pécherait contre moi en se livrant à l’infidélité, et que j’étendrais ma main sur lui, -si je brisais pour lui le bâton du pain, si je lui envoyais la famine, si j’en exterminais les hommes et les bêtes, et qu’il y eût au milieu de lui ces trois hommes, Noé, Daniel et Job, ils sauveraient leur âme par leur justice, dit le Seigneur, l’Éternel. Si je faisais parcourir le pays par des bêtes féroces qui le dépeupleraient, s’il devenait un désert où personne ne passerait à cause de ces bêtes, et qu’il y eût au milieu de lui ces trois hommes, je suis vivant! dit le Seigneur, l’Éternel, ils ne sauveraient ni fils ni filles, eux seuls seraient sauvés, et le pays deviendrait un désert. (Ez. 14.13-16)

Dans le Nouveau Testament, la grâce que le juste s’est acquise se propage sur les prochains. « Acquiers l’Esprit de paix, et des milliers auront le salut autour de toi », disait saint Séraphin de Sarov.

 

Intègre ou accompli dans son époque

Saint Jean Chrysostome : « Il a rempli tous les devoirs que renferme l’exercice de la vertu. Voilà ce que signifie le mot accompli : il n’a rien oublié, il n’a fait aucune faute. Il ne faisait pas bien d’un côté et mal de l’autre, il était accompli en toute vertu ; c’était cette perfection qu’il fallait montrer au monde. Du reste, pour rendre notre juste plus illustre encore, en considérant l’époque où il vivait et la comparant avec d’autres, l’Écriture dit : accompli dans son temps ; à cette époque , dans cette génération si perverse , si adonnée au mal qu’elle ne conservait plus aucune trace de vertu. Eh bien ! dans une pareille génération et dans ces temps, le juste non-seulement montra de la vertu, mais la porta au comble, il fut accompli et parfait en tout. Car, ainsi que je l’ai dit, c’est encore donner une plus grande preuve de vertu que de faire le bien au milieu de ceux qui le combattent et de le pratiquer parmi ceux qui voudraient nous en détourner; ainsi tout cela rehausse encore la gloire du juste: Ce n’est pas là que s’arrêtent les éloges de l’Ecriture : elle montre encore l’excellence de sa vertu par l’approbation de Dieu lui-même , puisque , après avoir dit : accompli dans son temps, elle ajoute : Noé plut à Dieu. Sa vertu était si complète qu’elle mérita les éloges de Dieu. Noé plut à Dieu, ce qui revient à dire, il fut approuvé de Dieu, il plut par ses bonnes oeuvres à cet oeil qui ne dort jamais, il s’en fit bien voir par la pureté de sa vie au point que, non-seulement il fut sauvé de l’indignation qui allait tout engloutir, mais encore qu’il fut à la tête des autres survivants. Noé plut à Dieu. Quel homme fut jamais plus heureux, qui put jamais montrer tant de vertu, puisque le Seigneur de l’univers est son panégyriste ! »

 

Dans son époque

Il y a deux interprétations différentes de ces paroles. Saint Jérôme de Stridon diminue par ces paroles la vertu de Noé, en disant s’il avait vécu dans une autre époque, il n’aurait pas été juste par rapport à d’autres. D’autres Pères, comme saint Philarète de Moscou disent à l’inverse, que Noé était juste à l’époque où tout homme était pervers ce qui augmente son exploit.

 

Noé marchait avec Dieu

Si ce n’est pas Dieu, Noé serait tombé dans le péché.

 

6.10 Noé engendra trois fils: Sem, Cham et Japhet.

 

Pourquoi Noé engendre 3 fils un peu avant le déluge ?

Pour que ses fils ne vivent pas longtemps parmi les hommes pervers et ne soient ainsi pas contaminés par le péché.

Saint Jean Chrysostome : « En effet, comme la grandeur de l’iniquité, de la perversité, rendait nécessaire la destruction générale de la terre, la miséricorde de Dieu voulut conserver ce juste, pour servir de racine et de ferment, pour faire de lui, après la destruction des autres, l’origine et les prémices de l’avenir. Pour cette raison , ce juste, âgé de cinq cents ans, quand il eut ses trois fils, se contenta de ce nombre, déclarant par là que ce qu’il avait fait c’était pour servir les desseins de la divine bonté  en faveur du genre humain à venir. »

 

Les noms des fils

Sem signifie « nom, gloire ». Ses descendants ont reçu la Révélation et ils ont communiqué aux nations le nom et la gloire de Dieu. Depuis les sémites a apparu le Christ qui a dit : J’ai ouvert Ton Nom aux hommes. (Jn 17.6)

Cham signifie « chaleur, passion ». Les descendants de Cham sont remarqués par une passion particulière et par la chaleur des meurs.  Par exemple, les rites et les danses africains.

Japhet signifie « beauté, propagation ». Ses descendants ont créé les normes de la beauté d’une part et ils se sont propagés partout sur la terre d’autre part.

 

 

Pourquoi l’Ecriture répète les noms de 3 fils de Noé dits avant ?

Saint Philarète de Moscou dit qu’ici Moïse se prépare à donner le nombre des sauvés dans l’arche.

 

6.11 La terre était corrompue devant Dieu, la terre était pleine de violence.

 

 

Deux mondes dans l’Ecriture

Le premier monde a été submergé dans l’eau. Le deuxième monde est destiné pour le feu. Saint apôtre Pierre dit : Ils veulent ignorer, en effet, que des cieux existèrent autrefois par la parole de Dieu, de même qu’une terre tirée de l’eau et formée au moyen de l’eau, et que par ces choses le monde d’alors périt, submergé par l’eau, tandis que, par la même parole, les cieux et la terre d’à présent sont gardés et réservés pour le feu, pour le jour du jugement et de la ruine des hommes impies. (2 Pierre 3.5-7)

 

L’importance d’étudier l’état du premier monde

Le Seigneur dit :

Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à l’avènement du Fils de l’homme. Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche; et ils ne se doutèrent de rien, jusqu’à ce que le déluge vînt et les emportât tous: il en sera de même à l’avènement du Fils de l’homme. (Mat 24.37-39)

Pourquoi les verbes manger, boire, se marier, épouser les fiancés sont utilisés dans le contexte du futur châtiment des hommes du premier monde ? Pour dire qu’ils ne l’ont pas fait comme il fallait.

Se marier. Les hommes ont cherché les femmes pour leur plaisir de chair et non pas pour la naissance des enfants. Comme Lamech avait deux femmes : une pour les plaisirs, et l’autre pour donner la naissance aux enfants.

Epouser les fiancés. Non seulement les hommes abusaient avec les femmes, mais aussi les femmes chassaient pour voler les hommes pour leurs plaisirs. D’ici proviennent les légendes sur les amazoniennes guerrières.

Manger. Selon le commandement que Dieu donne après le déluge, on peut deviner que les hommes mangeaient le sang des animaux vivants.

Boire. Les hommes abusaient avec l’alcool.

 

6.12 Dieu regarda la terre, et voici, elle était corrompue; car toute chair avait corrompu sa voie sur la terre.

 

La terre était corrompue

Saint Jean Chrysostome : « Ces paroles montrent manifestement que les jeunes gens dépassaient les vieillards, que les vieillards étaient comme les jeunes gens, dans le délire, que l’âge même de l’innocence était précipité dans la corruption. »

 

Le second péché des hommes anciens

Si le premier péché des hommes était le mélange entre les justes et les impies, le second était la fornication extrême vers laquelle a amené ce mélange.

 

Et elle ne se contente pas de dire : Or la terre était corrompue, mais elle ajoute : Devant Dieu, et remplie d’iniquité. En effet, ces mots, était corrompue, c’est une hyperbole qui manifeste la malignité sous toutes ses formes. On ne peut pas dire, que ces hommes fussent coupables d’un ou, de deux péchés seulement; ils avaient commis toute espèce d’iniquités, dépassant toute mesure ;

Saint Jean Chrysostome : « Et la terre était remplie d’iniquité. Ce n’était pas en passant, d’une manière vulgaire qu’ils faisaient le mal; ils commettaient toute espèce de péchés, en ‘s’y appliquant avec ardeur. Et voyez comme l’Écriture ensuite ne daigne pas leur accorder le moindre souvenir; elle les désigne du nom de terre, indiquant en même temps, par là, et la gravité des péchés , et l’indignation de Dieu. Or la terre était corrompue, dit le texte, devant Dieu; c’est-à-dire qu’ils faisaient tout au rebours des préceptes de Dieu ; foulant aux pieds les commandements de Dieu; perdant, par leur lâcheté, ce maître intérieur que la nature a mis dans l’âme humaine; et la terre était remplie, dit le texte, d’iniquité: Voyez-vous , mon bien-aimé , tout ce que le péché a de funeste ; comme il fait que les hommes ne méritent plus d’être appelés de leur nom ? Écoutez maintenant ce qui suit : Et le Seigneur Dieu vit la terre, et elle était corrompue. Voyez comme, pour la seconde fois, l’Écriture se sert du mot de terre pour désigner les hommes. Et ensuite, après avoir une fois, deux fois; trois fois, prononcé le mot de terre, pour qu’on n’aille pas s’imaginer qu’il s’agit de la terre matérielle, le texte dit : Car toute chair avait corrompu sa voie sur la terre. Et ici encore , on ne daigne pas prononcer le mot d’homme; le texte dit, chair, pour nous apprendre qu’il ne parle pas de la terre propre. ment dite, mais des hommes revêtus de chair, et tous, appliqués, tout entiers, aux choses de la terre. C’est l’habitude de l’Écriture, nous vous l’avons souvent dit, mes très-chers frères, d’appeler les hommes qui ne voient que la chair, qui n’ont aucune pensée relevée, du nom de chair; c’est ainsi que le bienheureux Paul dit : Ceux qui vivent selon la chair ne peuvent plaire à Dieu. (Rom. VIII, 8.) Eh quoi donc ! n’était-ce pas un homme de chair, celui qui écrivait ces paroles? Paul n’a pas voulu dire que ceux qui sont revêtus de chair ne peuvent pas être agréables à Dieu ; il parle de ceux qui ne tiennent aucun compte de la vertu, qui ne voient que la chair, ne poursuivent que les plaisirs de la chair, et n’ont aucun souci de leur âme incorporelle , spirituelle. Donc , après que la divine Écriture nous a montré, par ces paroles, la multitude des péchés, l’excès de la malice, la grandeur de l’indignation de Dieu; après avoir, pour flétrir les désirs mauvais, à trois reprisés, appelé du nom de terre les hommes qui vivaient alors, elle les appelle encore du nom de chair, en les dépouillant du nom que leur a donné la nature; et maintenant, par ce qui suit, elle nous montre l’ineffable miséricorde de Dieu , et la grandeur de sa clémence. En effet, que dit-elle? Et le Seigneur dit à Noé. »

 

 

6.13 Alors Dieu dit à Noé: La fin de toute chair est arrêtée par devers moi; car ils ont rempli la terre de violence; voici, je vais les détruire avec la terre.

 

Dieu dit à Noé ces paroles comme s’Il s’excuse pour le futur déluge (saint Jean Chrysostome)

 

  

6.14 Fais-toi une arche de bois de gopher; tu disposeras cette arche en cellules, et tu l’enduiras de poix en dedans et en dehors.

 

L’arche de Noé est un symbole de l’Eglise

Origène dit que Noé, en tant que consolateur (son nom le signifie) est une image du Christ et l’arche est une image de l’Eglise, le seul lieu où il est possible d’obtenir le salut. Bien que d’autres gens soient meilleurs que par exemple Cham, mais ils sont morts parce qu’ils sont restés en dehors de l’arche.

 

 

La construction de l’arche est une grande consolation pour Noé

Saint Jean Chrysostome : « Dieu déclare sa providence à l’égard du juste, en lui commandant de faire une arche; en même temps, il règle la manière dont il faut que l’arche soit construite, la longueur, la largeur, la hauteur, et il lui donne la plus grande des consolations, en lui montrant l’espérance du salut par la construction de l’arche. Quant à ceux qui s’étaient rendus coupables de péchés si graves, il les avertit, par la fabrication de cette arche, de réfléchir sur leurs actions, de venir à résipiscence, pour échapper à la colère. Et, en effet, ce n’était pas un délai de courte durée qu’offrait au repentir la construction de l’arche; le temps, certes, était considérable, suffisant, s’ils n’avaient été plongés dans l’ingratitude, dans l’engourdissement stupide qui les empêcha de corriger leurs erreurs. Il était naturel que chacun d’eux, voyant l’homme juste qui construisait l’arche, que chacun d’eux, averti d’ailleurs de la colère divine, se repentit de ses fautes ; il suffisait de vouloir; mais ce délai ne leur fut d’aucune utilité; ils ne se sont pas repentis; ce n’est pas parce qu’ils ne pouvaient pas se repentir, mais parce qu’ils ne le voulaient pas. »

 

 

La poix en dedans et en dehors

La poix est un symbole de l’enfer. La poix en dedans et en dehors de l’arche signifie que les gens dans l’Eglise comme les gens en dehors de l’Eglise doivent se garder des souffrances éternelles dans la géhenne du feu.

 

6.15 Voici comment tu la feras: l’arche aura trois cents coudées de longueur, cinquante coudées de largeur et trente coudées de hauteur.

Les mesures de l’arche

Selon saint Cyril d’Alexandrie, les mesures de l’arche désignent la Sainte Trinité. 300 = 3*100, 50 = 49+1 et 30 = 3*10

Selon Saint Jérôme de Stridon, 50 signifie le repentir par lequel on entre dans l’Eglise, car le prophète David s’est repenti dans le psaume 50. 300 signifie la croix, car 300 en hébreu s’écrit avec la lettre « t ». Car saint prophète Ezéchiel dit : L’Éternel lui dit: Passe au milieu de la ville, au milieu de Jérusalem, et fais une marque [T] sur le front des hommes qui soupirent et qui gémissent à cause de toutes les abominations qui s’y commettent. Et, à mes oreilles, il dit aux autres: Passez après lui dans la ville, et frappez; que votre œil soit sans pitié, et n’ayez point de miséricorde! Tuez, détruisez les vieillards, les jeunes hommes, les vierges, les enfants et les femmes; mais n’approchez pas de quiconque aura sur lui la marque [T] ; et commencez par mon sanctuaire! Ils commencèrent par les anciens qui étaient devant la maison. (Ez.9.4-6). La chiffre 30 symbolise le Christ qui a commencé à prêcher à l’âge de 30 ans.

 

 

6.16 Tu feras à l’arche une fenêtre, que tu réduiras à une coudée en haut; tu établiras une porte sur le côté de l’arche; et tu construiras un étage inférieur, un second et un troisième.

 

La fenêtre

La fenêtre en haut symbolise la communication et les prières à Dieu que les fidèles font dans l’Eglise.

 

La porte

La porte sur le côté symbolise la possibilité pour tout homme même le plus pécheur d’entrer dans l’Eglise par le repentir.

 

 

6.17 Et moi, je vais faire venir le déluge d’eaux sur la terre, pour détruire toute chair ayant souffle de vie sous le ciel; tout ce qui est sur la terre périra.

6.18 Mais j’établis mon alliance avec toi; tu entreras dans l’arche, toi et tes fils, ta femme et les femmes de tes fils avec toi.

 

Ces paroles consolent Noé la deuxième fois (Saint Jean Chrysostome)

 

Alliance avec Noé

Saint Jean Chrysostome : « Puisqu’au milieu d’une si grande multitude je n’ai trouvé que toi seul qui sois capable de réparer le péché du premier père, c’est avec toi que j’établirai mon alliance. Les bonnes œuvres de ta vie manifestent ta fidélité à mes commandements ».

C’est la première fois où le mot « berit », alliance apparît dans les Ecritures. Selon saint Philarète de Moscou avant l’incarnation du Fils de Dieu il y avait 5 Alliances entre Dieu et les hommes :

  1. Avec Adam après la création Gn. 2.16-17
  2. Avec Adam après la chute Gn 3.25
  3. Avec Noé
  4. Avec Abraham Gn 15.18, Gn 17.10
  5. Avec le peuple juif (l’Ancien Testament) Ex 24.8

 

Pourquoi Dieu sauve aussi les fils de Noé ?

Saint Jean Chrysostome : « Car, bien qu’ils fussent loin d’égaler la vertu de ce juste, cependant ils n’avaient pas pris part aux crimes des autres hommes. Il y a d’ailleurs, deux causes pour lesquelles ils furent sauvés : l’une, c’est que Dieu voulait honorer l’homme juste; c’est en effet l’habitude d’un Dieu plein de clémence, d’accorder à ses serviteurs, par considération pour eux, que d’autres soient sauvés. Cette faveur a été faite au bienheureux Paul, à ce maître qui instruisait la terre, l’illuminant de toutes parts des rayons de la science qu’il portait en lui. Il traversait la mer se rendant à Rome, une grande tempête s’éleva; tous les passagers tremblaient pour leur salut; ils n’avaient plus d’espoir, tant était grande la violence de la tempête. Paul les assembla tous, et leur dit : Ayez bon courage, personne ne périra; il n’y aura que le vaisseau de perdu; car cette nuit même, un ange du Dieu à qui je suis et que je sers, m’a apparu et m’a dit : Ne craignez point, Paul; Dieu vous a donné tous ceux qui naviguent avec vous. (Act. XXVII, 22, 24.) Voyez-vous comment la vertu de cet homme leur a valu d’être sauvés; disons mieux, ce n’est pas cette vertu seulement, mais de plus la bonté du Seigneur : il en fut de même ici, et, ce fut là la première cause. Mais il en est encore une autre : Dieu voulait laisser un ferment, une racine, pour le rétablissement de la race humaine. Ce n’est pas qu’il fût impossible à Dieu de créer l’homme une seconde fois, de tirer une seconde fois, d’un seul homme, une multitude, mais c’est parce qu’il lui parut bon d’agir comme il l’a fait, suivant en cela sa bonté ordinaire. »

 

Le commandement de l’abstention dans l’arche

Saint Isidore de Péluse dit que par l’ordre dans lequel Dieu ordonne les gens d’entrer dans l’arche (tu entreras dans l’arche, toi et tes fils, ta femme et les femmes de tes fils avec toi) signifie le commandement de l’abstention conjugale. « J’envoie mes eaux pour abolir la fornication mais vous les sauvés, n’utilisez même pas les relations sans péchés » .

 

 

6.19 De tout ce qui vit, de toute chair, tu feras entrer dans l’arche deux de chaque espèce, pour les conserver en vie avec toi: il y aura un mâle et une femelle.

6.20 Des oiseaux selon leur espèce, du bétail selon son espèce, et de tous les reptiles de la terre selon leur espèce, deux de chaque espèce viendront vers toi, pour que tu leur conserves la vie.

 

Saint Ephrem le Syrien : « Le même jour, les éléphants ont commencé à arriver de l’est, les singes et les paons du sud, tandis que d’autres animaux se sont rassemblés de l’ouest, d’autres se sont précipités pour venir du nord. Les lions ont quitté leurs chênes, les féroces animaux ont quitté leurs tanières, les cerfs et les onagres sont venus de leurs déserts, les animaux vivant dans les montagnes en sont descendus. Les contemporains de Noé sont venus à cette nouvelle vue, mais pas pour se repentir, mais pour apprécier de voir les lions entrer dans l’arche sous leurs yeux, et des bœufs à leur suite sans crainte, cherchant refuge avec eux, des loups et des moutons, des faucons et des moineaux, aigles et pigeons. » 

Saint Augustin dit que les mots « reptiles de la terre » veulent dire que tous les animaux habitant dans l’eau ou pouvant rester sur la superficie d’eau ne sont pas rentrés dans l’arche mais ils ont survécu en dehors de l’arche.

 

6.21 Et toi, prends de tous les aliments que l’on mange, et fais-en une provision auprès de toi, afin qu’ils te servent de nourriture ainsi qu’à eux.

 

Le soin de Dieu reste avec Noé

Saint Jean Chrysostome : « Ne pense pas, dit Dieu, que ma providence t’abandonne; vois, je te commanderie porter dans l’arche tout ce qu’il faut pour votre nourriture et pour la nourriture des animaux, de sorte que vous ne souffriez nullement de la faim, que rien ne vous manque, et que les animaux ne périssent pas, faute de la nourriture qui leur convient. »

6.22 C’est ce que fit Noé: il exécuta tout ce que Dieu lui avait ordonné.

 

Saint Jean Chrysostome : « Voyez maintenant, ici, le plus beau des éloges : Noé accomplit tout ce que le Seigneur Dieu lui avait commandé. Il n’accomplit pas telle chose, il ne négligea pas telle chose, mais tout ce qui avait été commandé, il l’accomplit. Et, il l’accomplit ainsi qu’il lui avait été commandé. Il n’omit rien : il accomplit tout, et il prouva, par ses oeuvres, que c’était avec raison que Dieu l’avait jugé digne de sa bienveillance. Quelles couronnes ne mérite pas le témoignage que la divine Ecriture décente à ce juste? Quel homme pourrait être plus heureux que celui qui a accompli toutes les oeuvres que Dieu lui avait commandées, qui a montré tant d’obéissance à ses ordres? »

 

La foi de Noé

C’est par la foi que Noé, divinement averti des choses qu’on ne voyait pas encore, et saisi d’une crainte respectueuse, construisit une arche pour sauver sa famille; c’est par elle qu’il condamna le monde, et devint héritier de la justice qui s’obtient par la foi. (Heb 11.7)


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