[Telle est la notice du Synaxaire de Sirmond (éd. Delehaye p. 736) qui place leur synaxe près de l’hospice des vieillards fondé par Florentins, sous le règne d’Arcade. Anthime semble être le dizainier du palais impérial, qui devint ensuite prêtre (vers 457) et qui, le premier, organisa des vigiles, où des chœurs d’hommes et de femmes alternaient pour chanter des tropaires qu’il avait composés, et auxquelles saint Auxence aimait participer (cf. 14 fév.). À Constantinople, il devint un des chefs du parti orthodoxe contre les opposants du Concile de Chalcédoine. L’historien Théodore le Lecteur (VIe s.) le loue comme le «poète des tropaires» par excellence et le premier des mélodes de l’Église orthodoxe. Le terme «Spoudaioi», qui, à Jérusalem, désignait les moines au service de la Basilique de la Résurrection, semble avoir été employé à Constantinople pour désigner des chrétiens fervents, vivant dans le monde, mais menant une vie semblable à celle des moines. Anthime, et peut-être Étienne, auraient donc appartenu à cette confrérie avant de devenir prêtres.]