”Saint Evode faisait partie du collège des Soixante-Dix disciples du Seigneur. Il fut institué premier évêque d’Antioche par saint Pierre, quand celui-ci s’apprêtait à partir pour Rome. On rapporte que c’est lui qui trouva le nom de «chrétiens» pour désigner les membres de l’Église (cf. Actes 11, 26). Dans une lettres à ses fidèles, son successeur, saint Ignace d’Antioche, écrit : « Souvenez-vous du bienheureux Évode, votre pasteur, qui vous a gouvernés le premier après les apôtres. Montrons- nous dignes fils d’un tel père, et ne soyons pas comme des enfants adultères. » [S. Ignace d’Antioche, Ep. IX, 7. Il est aussi mentionné par Eusèbe de Césarée, His. ecclés. III, 22, 1.] Après avoir mené avec sagesse le troupeau du Seigneur et s’être gardé pur de toute souillure du monde, il partit en paix vers les demeures des justes. Mais, selon certains, il serait mort martyr au temps de la persécution de Néron ou un peu plus tard (vers 67).

Saint Onésiphore est mentionné, avec reconnaissance, par saint Paul dans sa seconde Épître à Timothée : « Que le Seigneur fasse miséricorde à la famille d’Onésiphore, car souvent il m’a réconforté, et il n’a pas rougi de mes chaînes; au contraire à son arrivée à Rome, il m’a recherché activement et m’a découvert . Que le Seigneur Dieu lui donne de trouver miséricorde auprès du Seigneur Jésus lors de son grand Jugement. Quant aux services qu’il m’a rendu à Éphèse, tu les connais mieux que personne » (II Tim. 1, 16). Après avoir ainsi assisté l’Apôtre dans sa captivité, il devint premier évêque de Colophon, en Asie Mineure. [Dans d’autres mémoires du Synaxaire, il est mentionné comme second évêque de Koronée.] Endurant, à l’imitation de son maître, tribulations de toutes sortes, il se tint ferme, jusqu’au sang, dans la foi et la prédication de la Bonne Nouvelle.