Le prêtre : Allons en paix.

Le chœur : Au nom du Seigneur.

Le diacre : Prions le Seigneur.

Le chœur : Kyrie eleison.

Le prêtre, tourné vers l’icône du Christ, dit à voix forte la prière de l’ambon : Toi qui bénis ceux qui Te bénissent, Seigneur, et qui sanctifie ceux qui se confient en Toi, sauve Ton peuple et bénis Ton héritage. Garde la plénitude de Ton Eglise; sanctifie ceux qui aiment la beauté de Ta maison ; glorifie-les en retour par Ta puissance divine, et ne nous abandonne pas, nous qui espérons en Toi. Accorde la paix au monde qui est Tien, à Tes églises, aux prêtres, et à tout Ton peuple. Car tout don excellent et toute grâce parfaite sont d’en-haut, venant de Toi, le Père des | lumières ; et nous Te rendons gloire, action de grâces et adoration, Père, Fils et Saint-Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.

Le chœur : Amen.

 

La divine liturgie est un cheminement dont le but est la rencontre et l’union de l’homme avec Dieu. Ce but a déjà été réalisé. Nous avons atteint la fin de notre cheminement. Nous avons vu la Lumière véritable. Nous avons vu le Seigneur transfiguré sur le Thabor liturgique. Nous avons communié à Son Saint Corps et à Son Sang immaculé. Et tandis que nous nous sommes hasardés à mumurer au Visiteur des hauteurs Seigneur, il est bon que nous soyons ici (Mt 17, 4), notre Mère l’Eglise nous rappelle que la fin du cheminement liturgique doit devenir le point de départ de notre cheminement spirituel: Allons en paix. Il nous faut quitter la montagne de la Transfiguration, pour revenir dans le monde et fouler le chemin du martyre de nos vies. Ce cheminement devient notre martyria, le témoignage du fidèle sur la Voie et la Vie — le Christ — que nous avons accueilli en nous.

Au cours de la divine liturgie, nous avons reçu le Christ en nous. Maintenant, nous sommes appelés à Le transmettre au monde, à devenir les témoins de la vie du Christ. « Nous devrions sortir de cette assemblée sacrée… comme si nous descendions des Cieux mêmes », de telle façon que lorsque notre famille, nos amis ou nos ennemis nous voient, ils comprennent tous le profit que nous avons reçu de l’Église.

Après la communion, nous sortons dans le monde comme des porteurs du Christ et de l’Esprit. Ensuite, nous luttons pour préserver la Lumière sans quelle s’éteigne et conserver les dons de la Grâce que nous avons reçus. Alors, notre seule présence sera suffisante pour transmettre la Grâce que nous avons reçue aux âmes de nos frères qui n’étaient pas présents à la liturgie. Car le fidèle christophore est une terre qui produit d’elle-même (Mc 4, 28).

La divine liturgie a commencé en paix et, pendant son déroulement, la paix de Dieu nous a été donnée de nombreuses fois. Maintenant, alors que le célébrant « nous renvoie de l’assemblée, il nous fait à nouveau ce souhait : Allez en paix; et rien absolument ne peut ni se dire ni se faire sans la paix ».

La paix et l’amour sont la racine, et en même temps le fruit de notre prière lors de la divine liturgie: « Cette paix et cet amour, non seulement font que la prière est agréée, mais ils naissent et se lèvent de la prière elle- même. Comme deux rayons jumeaux de Dieu, ils croissent et s’accomplissent. » Les fidèles sont maintenant appelés à offrir au monde les fruits de l’assemblée liturgique, l’amour et la paix.

 

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