Il s’agit du Concile à Rome à 313 an lorsque Donat le Grand a été condamné. Saint Augustin d’Hippone décrit dans sa lettre 43 la condamnation des donatistes par les évêques de Rome présidés par le pape de Rome Miltiade en disant :

 

“Mais on pouvait leur (aux donatistes) répondre en toute vérité: “Admettons que les évêques qui jugèrent à Rome n’aient pas été de bons juges; il restait encore le Concile Général de l’Eglise universelle, où ils pourraient avoir le jugement avec ces mêmes juges ; et si leur sentence eût été trouvée mauvaise, elle eût été cassée.”

Lettre 43 en français

 

Well, let us suppose that those bishops who decided the case at Rome were not good judges; there still remained a plenary Council of the universal Church, in which these judges themselves might be put on their defense; so that, if they were convicted of mistake, their decisions might be reversed. 

Lettre 43 en anglais

Source latine 

Ces paroles de saint Augustin prouve que pour lui :

  1. Le jugement du pape de Rome est inférieur à celui du Concile Œcuménique;
  2. Les décisions du pape de Rome peuvent être remises en cause et peuvent être sujet d’une appellation au Concile Œcuménique;
  3. Le pape de Rome peut être jugé par le Concile Œcuménique;
  4. L’excommunion finale ne peut être faite que par le Concile Œcuménique;
  5. Un Concile devient Œcuménique ou Universel non pas grâce à la présence du pape de Rome uniquement, mais grâce à la présence de la plénitude des représentants de chaque Eglise locale.

 


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