Aujourd’hui nous allons parler des commandements du Seigneur : qu’est-ce que ce le bien et le mal du point de vue de l’Eglise Orthodoxe.

Le bien et le mal ne devraient pas être définis par les normes sociales. Les normes changent régulièrement, dépanadant de l’époque et la culture. Par exemple, il n’y a pas longtemps que l’avortement et l’homosexualité étaient des graves crimes et maintenant ils sont considérés comme des pratiques normales. Dans l’histoire il existaient des peuples cannibales, etc. Les normes sociales changent, mais la vérité ne change pas.

Du point de vue sociale le bien et le mal sont des choses relatives. En même temps chaque personne intuitivement considère le bien et le mal comme des choses absolues. Elle juge le mal et justifie le bien, elle cherche à faire le bien et éliminer le mal.

Du point de vue chrétien le bien c’est de suivre la volonté de Dieu. Le mal est la transgression de la volonté de Dieu. Et encore, le bien est la description des attributs de Dieu, de son essence. Nous croyons que Dieu est chaste, pur, humble, doux et que Dieu est amour. Voilà pourquoi celui qui fait le bien devient semblable à Dieu. Celui qui ne fait pas le bien devient semblable à l’ennemi de la race humaine, le diable. Or, il faut noter que le mal n’a pas son essence. Par exemple la drogue en tant que médicament n’est pas mauvais, elle est mauvaise quand on l’utilise pour changer notre humeur et après devient accro. Ce principe est très important, car le mal est toujours une altération du bien. Le mal est absolument vide. C’est pourquoi, malgré nos tendances pècheresses, nous recherchons le bien. Tout le monde est d’accord que tuer c’est mauvais. Même qu’on ne peut pas toujours expliquer pourquoi. Pourquoi tuer c’est mauvais ? – Parce que le tueur usurpe le droit de Dieu. Seul Dieu donne la vie, seul Dieu reprend la vie. La source de la vie est Dieu et Dieu seul. La personne qui prend la vie d’un autre viole la loi de Dieu.

Parlons du péché… Le péché est la révolte contre Dieu. Le péché est l’iniquité et la crime. Le péché est la transgression de la loi de Dieu, et donc le parent de la mort. Car la loi a été crée pour la vie.

Regardez les dix commandements de Dieu : honorez Dieu, ne faites pas d’idoles, ne prenez pas en vain  le nom du Seigneur, souvenez-vous et sanctifiez le jour du sabbat- six jours travaillez et le septième jour est le jour du Seigneur, honorez vos parents, ne tuez pas, ne commettrez pas la fornication, ne volez pas, ne portez pas de faux témoignage, ne désirez ce qui appartient aux autres. En bref, ceux sont les dix commandements. La vie sera bien meilleure, si tout le monde suivait la loi de Dieu, n’est-ce pas ? Sans guerres et divorces, etc.

Le péché n’est pas doux comme suppose le proverbe « chose défendue, chose désirée. » La Bible nous enseigne que le péché est le grincement des dent, qu’il est un cri : « Le cri contre Sodome et Gomorrhe est bien grand ! Leur péché est bien grave ! Je vais descendre pour voir s’ils ont fait tout ce qu’indique le cri qui est monté vers moi ; sinon, je le saurai. » (Gn. 18 :20-21). A Sodome les gens pratiquer les péchés contre nature, des pervers. Le péché c’est l’angoisse, la tristesse, la haine et la méchanceté. Le péché c’est la corruption, la pourriture et la ruine. Il est beaucoup de choses, mais surtout pas doux. L’ennui dont on a peur de retrouver dans une vie sans péché accompagne justement le péché et non la vie sainte, qui est la vie la plus intéressante. Toutes nos maladies sont la conséquence du péché. Quelle belle vie sans maladies !

Et si nous regardons le péché en face, tel qu’il est, pas tel que nous voyons dans des films ? Ce quoi en réalité l’adultère ? Ce sont des mensonges, c’est la déception, le coupable qui a peur de tout, qui se cache, c’est l’angoisse. Et après ce sont des scandales et des bagarres. Pour finir par des enfants misérables. Honnêtement, le péché est un cauchemar. Le péché est criminel, il détruit l’homme. Le péché est la violation de la loi de Dieu, et tout comme celui qui viole une loi de la nature, par exemple s’il saute d’un haut immeuble, il meurt. Pareillement, celui qui a transgressé un commandement de Dieu – ne pas forniquer par exemple – périra aussi. De plus, il y a un fort lien entre le péché est la maladie. Les médecins ont remarqué que des alcooliques soufrent de la cirrhose du foie, c’est logique. Les orgueilleux peuvent souffrir de la schizophrénie, comme Staline par exemple. Même des personnes envieuses, jalouses risquent d’avoir un cancer. Tout cela arrive parce que l’âme et le corps forment un être uni. Si vous avez honte, vous rougissez. C’est-a-dire l’honte agisse sur les gens, même qu’à notre époque cela arrive plus rarement. L’âme et le corps sont liés, cela est tout à fait naturel. 

La maladie n’est pas toujours la conséquence de notre péché personnel. Une des questions les plus difficiles est : pourquoi les enfants soufrent ? La réponse est que souvent ils soufrent à cause des péchés de leurs parents. Les conséquences du péché se transmettent des parents aux enfants. Tout comme les maladies, des mauvaises habitudes, ou d’un autre sens, la richesse, l’intelligence et la beauté. Nous ne sommes pas tous des entités renfermés, les hommes sont tous liés les uns avec les autres, surtout entre parents et enfants. Pour cela nos péchés, les résultats de nos péchés, se passent de nous aux autres personnes. Même que seul le pécheur sera jugé pour son péché. En plus, le péché développe en chacun par des phases. C’est pourquoi il faut se poser la question : est-ce qu’après le Baptême je vais lutter contre le péché ou pas ?

          Donc il existe des phases par lesquelles le péché se développe. Pourquoi on devrait les connaitre ? Pour pouvoir soigner le péché avant qu’il passe à une phase plus avancée. Tout péché n’a pas sa source en l’homme, mais en celui qui a inventé le péché, le diable. Il est l’adversaire de Dieu et de l’homme. C’est le diable qui commit le tout premier péché. Donc, l’homme qui commit le péché entre dans une relation avec le diable parce que l’homme utilise l’invention du diable. Le diable met des pensés dans notre esprit, la tentation. Par exemple, vous essayez de jeuner pendant le grand carême et vous voyez une bonne saucisse quand vous êtes chez des amis. L’envie vous arrive de manger cette saucisse, mais vous n’avez pas accepté cette pensée. Vous avez deux choix : dire à cette pensée de s’en aller, la battre avec le nom de Jésus Christ  et «heureux qui saisira et brisera tes petits contre le roc ! » (Ps. 136 :9) comme le psalmiste chanta. Heureux celui qui batte le péché contre le roc qui est le nom de Jésus Christ Sauveur. Mais d’habitude qu’est-ce que nous faisons ? Nous commençons à réfléchir, d’analyser cette pensée. Nous nous disons, « elle sera très bonne cette saucisse, elle sent si bonne. » Ce déjà la phase appelée « conformation », c’est déjà le péché. Ensuite la personne se dise que Dieu ne remarquera pas une chose pareil, quelle importance pourrait avoir un morceau de viande ?  La personne, entrant en dialogue avec cette pensée pècheresse, passe à la phase appelée « envahissement ». C’est-à-dire elle a accepté la pensée et est entré en discussion avec elle.  A ce moment sa conscience dit,  « attends, il est bientôt Pâques, par obéissance il ne faut pas la manger, il faut rencontrer la fête dignement. » La lutte a commencé. Chaque fois les deux côtes ont une chance égale. Si la personne tourne vers le bien et gagne la lutte contre ce péché, elle sera récompensé au Royaume des Cieux. Sinon, elle passe à la phase finale, elle passe à l’acte. Elle prend la saucisse et ne mange pas seulement un petit morceau, mais plusieurs. Cet acte sera jugé par Dieu. Si la personne ne se repente pas, elle sera punie au jugement dernier. La personne qui ne se repente pas acquit une habitude de commettre ce péché. Ces mauvaises habitudes pècheresses, comme par exemple fumer sont très difficile à combattre. Ce sont des péchés automatismes. On appelle ce genre des habitudes des « passions ». Les passions comme fumer le tabac, l’alcoolisme et la toxicomanie sont mortelles et amènent au jugement.

          Pour combattre les passions nous avons besoin de l’aide du Seigneur, sans Lui nous n’y pouvons rien faire, car la passion devient notre deuxième nature. Pour revenir en arrière c’est pour cela que nous ne devons pas manger trop, ce pour cela que la jeûne nous aide. Quand nous sommes alourdis par la nourriture nous n’arrivons pas à prier profondément, et par la prière combattre des passions. Nous ne devrions pas manger autant que nous perdions le désir de prier. Et pendant le carême la force de Dieu nous aide encore plus, nous nourrit. Les saints moins, comme Antoine le Grand qui ne mangeait que deux fois par semaine, en font témoignages de ce fait.

          Tout péché est lié à la désobéissance à Dieu. Les passions se soignent par le jeûne et la prière. Et aussi par la pénitence et par la force de Dieu que nous recevons dans les sacrements, dans le Baptême pour ceux qui ne le sont pas encore baptisés, ensuite dans la Confession et dans la Communion.

          Mais il ne suffit pas de seulement éviter le mal, il faut faire le bien. Il faut remplacer les passions par les vertus. La vertu est aussi une habitude, l’habitude de faire le bien. Nous la faisons avec l’aide du Christ. Le Seigneur dit : « hors de moi, vous ne pouvez rien faire. » (Jn. 15 :5). Cela est vrai. Nous pouvons faire un acte de bonté une fois sur la vague de nos émotions, mais pour faire la vertu toujours nous avons surtout besoin de Dieu. Des bonnes actions sont faites par Dieu et en le nom de Dieu, sinon nous risquons de les faire par notre orgueil. Cela est odieux au Seigneur. 

          L’orgueil est le premier péché, la racine de tous les péchés. L’orgueil a ruiné Satan. La fierté, l’arrogance sont des états d’esprits errants, car tout que nous avons nous a été donné, crée par Dieu. Tout appartient à Lui. Nous faisons toutes nos bonnes œuvres grâce aux dons que Dieu nous a donné, soit par notre intelligence, notre esprit, notre corps, etc. C’est pourquoi le respect de soi-même n’est pas un état d’esprit nécessaire, il est inutile et pas logique. Il ne nous aide pas à aimer notre prochain, au contraire il conduit au mépris du prochain.

Un vrai chrétien ne se préoccupe pas s’il est respecté ou pas. Impossible de vexer un vrai chrétien, les opinions des autres sur lui, bonnes ou mauvaises, ne l’intéressent pas. Il est absolument libre.

          Nous aimons nous-mêmes de nature. Pour aimer notre prochain comme soi-même, il faut apprendre à aimer soi-même d’une manière chrétienne. Il ne faut pas aimer nos péchés et nos fautes, mais les voir honnêtement tels qu’ils sont. Tout comme on ne doit pas aimer les péchés d’autrui, mais il faut toujours aimer le pécheur, tout comme nous aimons nous-mêmes malgré nos péchés qui on doit détester. Il faut reconnaitre l’image de Dieu qui est en nous, la cultiver, la comprendre comme la source de toute bonté et sagesse. Et il faut voir l’image de Dieu qui est en toute personne, car elle existe même dans les pires des criminelles, vous le savez ?

          Pour connaitre si nos œuvres sont vraiment bonnes ou pas, nous devons les comparer à la vie de Jésus Christ, se demander, « comment aurait Jésus Christ agir dans cette situation ». Et aussi aux apôtres, la Mère de Dieu et aux saints qui tous imitaient le Christ et étaient unis à Lui. Nous l’orientons vers le Christ. Nous suivons le Christ en tout. Nous essayons de vivre à sa ressemblance. Et enfin, notre moral chrétien ne dépend pas du temps, d’époque ou de culture, elle dépend uniquement de la volonté de Dieu. Sa volonté nous est montré dans la Parole de Dieu et brièvement dans les commandements de Dieu.

          Le premier commandement de Dieu : « Je suis le Seigneur votre Dieu ; vous n’aurez point de dieux étrangers devant moi. » (Ex. 20, 2-3). Il faut adorer Dieu et Dieu seul. Il faut servir Dieu et Dieu seul. Toute autre dévotion : la dévotion de sa Patrie, de son maitre, de son entreprise, sont tous des dévotions inférieurs à la dévotion de Dieu. Elles sont forcement secondaire à la dévotion Divine.

          Toutes formes de hérésie sont des transgressions du premier commandement. Une hérésie est une fausse doctrine sur Dieu, le monde et l’homme. C’est-a-dire, au lieu de la vraie doctrine, on introduit nos opinions humaines contraires à la vérité divine. Ou aussi « lorsqu’à la vraie doctrine de la foi on mêle des opinions humaines contraires à la vérité divine. » (Catéchisme de l’Eglise Catholique Orthodoxe d’Orient : 1851).

          Ceux qui font hommage à une multitude de fausses divinités transgressent le premier commandement, comme le font ceux qui entrainent le schisme, qui se sépare arbitrairement de l’unité du culte et de l’Eglise universelle et orthodoxe, Corps mystique du Christ. Dans tous ces cas l’homme révolte contre son Créateur. D’habitude tout se finit mal avec ce genre de personne. Encore un péché contre ce commandement est d’aimer la créature de préférence au Créateur. Les orgueilleux sont aussi des terribles transgresseurs du premier commandement. Or, ils adorent eux-mêmes à la place de Dieu. Comme dit le Seigneur : « Nul ne peut servir deux maîtres : ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre… (Mt. 6,24). Vous ne peut servir qu’un seul Dieu. La vanité est aussi un péché contre ce premier commandement. Ceux qui cherchent la faveur des autres, la célébrité, la gloire, font des graves illusions, sont certains d’être déçus. Leur gloire sera toujours transitoires. La vanité est une passion qui ne porte pas ses fruits, à la place elle apporte l’angoisse et la souffrance. Il faut chercher la vraie gloire, qui seul Dieu peut donner : sa gloire est éternelle. Les saints sont glorifiés par Dieu, ils ont cherché la gloire au ciel, non sur la terre où elle est forcement vaine.

          Ceux qui cherchent à complaire aux hommes au point de négliger de plaire à Dieu transgressent aussi le premier commandement. Si notre Patrie, nos parents, notre mari ou femme, ou si nos amis souhaitent que nous fassions quelque chose qui est contraire à la volonté de Dieu, nous devons toujours refuser de satisfaire leurs exigences. Car, chez nous, les chrétiens, la volonté de Dieu occupe toujours la première place.

          Le second commandement de Dieu est le suivant : « Vous ne ferez point d’image taillée, ni aucune figure de ce qui est en haut dans le ciel, et en bas sur la terre, ni de tout ce qui est dans les eaux, sous la terre ; vous ne les adorerez point et vous ne leur rendrez point le souverain culte. » (Ex. 20,4-6). Ce commandement défend d’adorer les idoles, c’est-a-dire toutes les représentations des créatures quelconques, ou toutes créatures, à qui on rend un culte et des honneurs qui appartiennent à Dieu seul. Pour cela il ne faut pas porter des amulettes, il ne faut pas avoir des statues-idoles à la maison, comme une statue d’Apollon par exemple, et surtout il ne faut pas leur offrir des sacrifices. Cela s’applique aussi aux images de divinités indiennes, africaines ou d’autres religions païennes. La pratique des prêtres montre que des graves problèmes psychiques arrivent à ceux qui ont des idoles dans leurs maisons.

          Et encore, il ne faut pas adorer des gens en tant qu’idoles, transformer des hommes en idoles. Des footballeurs, des artistes, des politiciens, des musiciens et autres ne devraient pas êtres adorés et ne devraient pas recevoir des honneurs réservés à Dieu. Ces gens ne sont pas les idéals qu’on estime, et il ne faut pas avoir une relation fanatique envers eux. Cela peut aussi s’appliquer à nos amants et à nos proches. Dans tous ces cas nous adorons la création et non le Créateur, cela est évidement le péché. Evidement l’amour du gain est aussi un péché contre ce commandement. Car, la personne est plus livré à sa passion qu’envers Dieu.

          La magie est aussi un péché contre le second commandement. Il ne faut pas pratiquer ni l’occultisme, ni l’astrologie. Il ne faut pas visiter des clairvoyants et des guérisseurs. Ses pratiques contredisent la notion de la liberté chrétienne, ils accordent la toute puissance de Dieu aux étoiles et autres forces de nature. Souvent ils empruntent leur pouvoir, pour soi-disant guérir, aux forces du mal. Les guérisseurs eux-mêmes entrainent une sanction envers l’Eglise qui est plus sévère à celle destinée aux assassins. Ils peuvent être exclus à la communion pendant des longues années. 

          Est-ce que la vénération des saintes icônes transgresse le second commandement ? Non, parce que nous ne vénérons pas le bout de bois et la peinture, nous vénérons le Christ, la Mère de Dieu et les saints qui y sont représentés. Les icônes nous renvoient aux saints et au Christ, comme des fenêtres dans l’au-delà, les icônes nous aident à contempler en esprit Dieu et les saints qu’elles retracent.

          En aucun cas peut on croire que les représentations semblables transgressent la loi de Moise. Car, par Moise Dieu ordonna de placer sur l’arche de l’alliance dans le temple portatif des Hébreux, les images sacrées de deux chérubins en or, et cela précisément du côté vers lequel le peuple se tournait lorsqu’il se prosternait devant Dieu. (Ex. 25, 18-22).

          Dans le troisième commandement Dieu nous ordonne : « Vous ne prendrez point en vain le nom du Seigneur votre Dieu. » (Ex. 20,7). Qu’est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire de prononcer inutilement le nom de Dieu dans les conversations futiles et frivoles ou pire de jurer par le nom de Dieu, comme on aime faire pour ajouter l’émotion dans notre langage. Le nom de Dieu est chose sacrée. Si quelqu’un utilise une icône pour une planche à découper la salade, on comprendra que ceci est un péché, que ceci est du sacrilège. C’est pareil avec le nom de Dieu, si vous parlez en l’air avec le nom du Seigneur, vous faites aussi le sacrilège. Pire encore de prononcer le nom de Dieu pour attester un mensonge. Et, bien sûr, le blasphème et les insultes envers Dieu sont défendus par ce commandement. Dieu punit sévèrement les hommes qui l’insulte en paroles.

          Le troisième commandement défende aussi de murmurer contre Dieu ou de nous plaindre à la providence. Il faut souvenir, avec foi, que toutes nos souffrances nous arrivent pour nous amener vers le salut. Encore, le commandement défende de se laisser aller aux distractions pendant la prière. Il nous faut apprendre à prier avec la juste concentration, avec humilité et simplicité. Il faut apprendre à trembler devant Dieu et à l’écouter. Quand nous prions à Dieu, mais pensons à notre vie quotidienne, effectivement nos paroles sont frivoles, car ils ne touchent pas au cœur et perdent leur sens. La violation des vœux faits à Dieu est aussi défendue par ce commandement, ainsi que l’emploi du serment sans nécessité absolue. Le Seigneur dit : Et moi je vous dis que vous ne juriez en aucune sorte. Mais contentez-vous de dire : cela est, cela est ; ou cela n’est pas, cela n’est pas : car ce qui est de plus vient du malin. (Mt. 5,34-37).

          Le quatrième commandement dit : « Souvenez-vous de sanctifier le jour du Sabbat ; vous travaillerez durant six jours, et vous y ferez tout ce que vous avez à faire. Mais le septième jour est le jour de repos consacré au Seigneur votre Dieu. (Ex. 20, 8-10). Ce commandement nous oblige de honorer le septième jour. Dans l’Ancien Testament le septième jour était samedi. Or, maintenant, après que notre Seigneur Jésus Christ est ressuscité d’entre les morts et a triomphé sur la mort, nous honorons le dimanche, le jour où le Christ est ressuscité.

          Le dimanche, que nous célébrons à partir des vêpres le samedi soir (vers 18 :00) jusqu’au dimanche soir, nous ne devons pas travailler, faire le ménage, faire des gros plans, travailler dans le jardin. Nous consacrons le dimanche entier à Dieu et aux bonnes œuvres, c’est-a-dire des œuvres de Dieu. Chaque chrétien doit aller aux offices de l’église le samedi soir et le dimanche matin, quand nous célébrons la Divine Liturgie. Bien sûr il y a des exceptions, pour exemple, si quelqu’un est gravement malade, ou s’il habite 100 km d’une église orthodoxe. Celui-ci devrait lire la Bible en ces jours et aussi pratiquer des œuvres de Dieu, comme la prière et la charité. Qui veut vraiment s’occuper de ses affaires peut les faire le samedi jusqu’à 18:00 et après le dimanche soir après 18:00. Les œuvres faites le dimanche ne réussissent pas. La personne soit devient malade, soit son œuvre échoue. Tout cela parce qu’elle a transgressé la loi du Seigneur.

          Si vous êtes obligés de travailler le dimanche, alors trouvez un autre jour pour consacrer au Seigneur. Bien sûr, c’est une autre chose si vous travaillez pour les premiers secours ou à la police, par exemple. Mais quand même vous trouverez un autre jour pour consacrer au Seigneur.

          Ce commandement nous oblige aussi de célébrer toutes les grandes fêtes de l’Eglise durant l’année et d’observer les jeûnes établis par l’Eglise. Les grandes fêtes sont : la Nativité de la Très Sainte Vierge Marie ; Son introduction au temple, lorsqu’elle fut entièrement consacrée à Dieu par ses parents ; l’Annonciation, lorsque l’ange annonça à la Sainte Vierge l’incarnation du Fils de Dieu dans son sein ; la Nativité de Jésus Christ, Le Baptême de Notre Seigneur, célébré conjointement avec la Théophanie ; La Sainte Rencontre ; La Transfiguration du Seigneur ; Son Entrée à Jérusalem (ou le Dimanche des Rameaux) ;La Pâque, où on célèbre la résurrection glorieuse du Christ, le plus grand de toutes les fêtes ; l’Ascension du Seigneur ; La Pentecôte en mémoire de la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres ; L’Exaltation de la Sainte Croix, lorsque l’impératrice Hélène retrouva le bois de la vraie Croix du Sauveur ; la Dormition de la Mère de Dieu. Nous ne mangeons pas la viande et les produits laitiers pendant quatre jeûnes : le grand carême, qui dure sept semaines avant le Pâque, le carême de Noël, le jeûne avant la fête des saints apôtres Pierre et Paul en été, et encore deux semaines avant la Dormition en Aout. En plus on jeûne tous les mercredis et vendredis (sauf pendant les semaines après Pâque et Noël) pour nous souvenir de la trahison de Judas le mercredi et les souffrances et crucifixion de Jésus Christ le vendredi.

          Le quatrième commandement nous ordonne aussi de travailler durant six jours. Ça veut dire qu’il est aussi un péché de passer notre temps dans l’oisiveté et la dissipation.

          Le commandement suivant qui Dieu nous donna est « Honorez votre père et votre mère, afin que vous viviez longtemps sur la terre. » (Ex. 20,12). Il faut honorer ses parents, ne pas les offenser, et surtout pas les frapper, cela est un péché mortel. Puisque Dieu nous donna la vie à travers nos parents, celui qui offense ses parents insulte l’instrument de Dieu, insulte le plan que Dieu lui a créé. Il faut prier pour le salut de nos parents avant et après leur mort. Nos parents nous sont les plus proches que tous les autres hommes, selon l’ordre de nature. C’est pourquoi il est si important de les aimer et de les honorer. Le cinquième commandement nous oblige d’honorer aussi tous ceux qui pourraient tenir lieu de nos parents, toute autorité. Il ne faut pas dénigrer le gouvernement. Nous ne sommes pas obligés de l’écouter toujours, mais nous ne le dénigrons jamais. L’état est favorable à Dieu jusqu’au tel point qu’il est obéissant à la volonté de Dieu.   

          Il faut honorer le clergé comme des serviteurs de Dieu. L’Apôtre dit : « obéissez à vos conducteurs, et soyez soumis à leur autorité ; car ce sont eux qui veillent pour le bien de vos âmes, comme devant en rendre compte, afin qu’ils s’acquittent de ce devoir avec joie, et non en gémissant, ce qui ne vous serait pas avantageux. » (He. 13,7).

Il faut aussi honorer ceux qui sont plus âgés que nous, ainsi que nos bienfaiteurs, nos instituteurs, nos professeurs et tous ceux qui maintiennent l’ordre dans la société.

Ce commandement oblige aussi les parents de s’occuper de leurs enfants. Comme dit l’Apôtre :  « Et vous, pères, n’irritez point vos enfants ; mais ayez soin de bien les élever en les corrigeant, et les instruisant selon le Seigneur. » (Ep. 6,4).

Dans le sixième commande Dieu dit : « Vous ne tuerez pas. » (Ex.20,13). Il ne faut pas tuer. Car vous n’avez pas donné la vie et ne devez pas prendre la vie. Quand commence la vie d’un être humain ? A la conception. L’avortement est jugé comme un meurtre par Dieu. L’Eglise peut exclure quelqu’un de la Communion pendant une longue période pour avoir commit un meurtre. On considère des hormones contraceptives et le dispositif intra-utérin comme des avortements aussi.

Evidement lorsqu’on donne la mort à un ennemi de la patrie que nous défendons, nous ne transgressons pas le sixième commandement. Par contre si nous touons au profit d’une armée qui lance une guerre injuste, comme c’est souvent le cas dans une guerre de conquête par exemple, nous transgressons le commandement de Dieu.

Lorsqu’on a la possibilité de sauver d’une mort certaine son prochain et qu’on le fait pas, on viole la loi du Seigneur. Encore, lorsque par le scandale on dévie notre prochain de la voie droite, l’exposant à la mort spirituelle, nous violons la loi du Seigneur.

Le sixième commandement nous défend de se fâcher contre son frère. Le Seigneur dit : « Quiconque se fâche contre son frère en répondra au tribunal ; mais s’il dit à son frère : « Crétin ! », il en répondra au Sanhédrin ; et s’il lui dit :  « Renégat ! », il en répondra dans la géhenne de feu. » (Mt. 5,22). Le Seigneur nous interdit d’insulter nos frères, de les scandaliser et de s’irriter avec nos frères et sœurs. En même temps, se mettre en colère contre le péché, à ce qui éloigne des gens de Dieu, est naturel et permis. Car, cette émotion ne détruit pas la personne, son âme et son corps, mais peut lui montrer la bonne voie. Par exemple, il est non simplement permis de châtier ses enfants, il est nécessaire de le faire pour leur éducation. Par contre il ne faut jamais châtier ses enfants dans un état de colère, et il faut châtier toujours dans le but d’enseigner la justice.  

Et enfin, le suicide est le meurtre le plus contre nature. Notre vie ne nous appartient pas, comme une propriété absolue, mais à Dieu qui nous l’a donnée, et nous la redemande quand il lui plaît. Les addictions malsaines, telles que la fumée et la drogue, sont une forme du suicide et donc sont aussi une violation de la loi du Seigneur.

« Vous ne commettrez point de fornication. » (Ex. 20,14). Voilà ce que Dieu nous interdit dans le septième commandement. Ceci est le commandement le moins populaire de nos jours. Tout de même celui qui commet l’adultère est coupable devant Dieu d’avoir gravement transgressé la loi. Il commet la fornication et aussi rompe son sermon, ses promesses de mariage. Il est deux fois plus coupable devant Dieu.

Le commandement ne défend pas seulement l’adultère. Jésus Christ dit : « Quiconque regarde une femme pour la désirer a déjà commis, dans son cœur, l’adultère avec elle. » (Mt. 5,28). Il faut donc éviter la fornication même dans nos pensées. Aussi il faut, bien sûr, éviter les films pornographiques, les livres obscènes, etc. On appelle la fornication les relations sexuelles entres personnes non mariées. Deux personnes non liées par le mariage qui entre en relations commettent la fornication, que le commandement défend. On peut aussi être exclu de la communion pour une longue période pour avoir commit ce péché. Quand deux personnes entrent en relations sexuelles ils se réunissent et deviennent un seul être. Pour cela Dieu bénit le mariage une seule fois dans la vie. Il le fait dans le sacrement du mariage. Par contre, si notre époux commet l’adultère et ne repente pas, il faut se divorcer. Car, l’époux coupable nous a souillé, ainsi que notre mariage, en faisant entrer un étranger dans notre union. Cette souillure, qui vient du Diable, passera à nos enfants.

Le septième commandement nous défend aussi l’homosexualité et toute forme de sexualité contre nature, y compris la sodomie et le sexe oral. Ces actes ne servent pas la vie ni l’union entre l’homme et la femme, car ils déplacent l’amour vers le plaisir égoïste. Cela est du même pour la masturbation, qui de plus crée des troubles psychiques et entraine l’adultère. La Bible nous raconte l’histoire d’Onan qui devait continuer la postérité de son frère qui est mort. Alors « chaque fois qu’il s’unissait à la femme de son frère, il laissait perdre à terre pour ne pas donner une postérité à son frère. Ce qu’il faisait déplut à Yahvé, qui le fit mourir lui aussi. » (Gn. 38,9-10). Dieu, Créateur de la vie, punit ceux qui veulent empêcher la vie.

Le huitième commandement nous dit :  « Vous ne déroberez pas. » (Ex. 20,15). Pourquoi il ne faut pas voler ? Parce que le voleur dit, « Dieu, Tu ne dirige pas le monde d’une façon juste. Tu donnes à lui, mais à moi Tu ne donnes pas assez. Alors, je vais corriger ton erreur. » Ceci est la révolte pure et simple. Toutes les richesses du monde appartient à Dieu qui les créa. Donc c’est à Lui de les distribuer. Dieu vérifie la miséricorde du riche, à qui il accorda cette richesse. Il ne faut pas tacher de devenir riche. Car, celui qui aime l’argent ne serait jamais satisfait. Il en voudra toujours plus. Et il ne vivra jamais bien. S’il arrive à son but, probablement il perdra sa fortune. L’homme qui est attaché à sa fortune est un mort-vivants. Le Seigneur dit : « Il est plus facile à un chameau de passer par le trou de l’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu. » (Mc. 10,25). 

Et, bien sûr, le voleur paiera cher au jugement. Le commandement nous défend aussi la fraude, le sacrilège – quand on approprie ce qui est consacré à Dieu et appartient à l’Eglise, la simonie – quand le ministère s’achètent et se vendent dans les vues d’intérêt, la fainéantise – lorsqu’on occupe une place dont on ne remplit pas les fonctions. Ceux aussi qui pourraient vivre de leur travail, et qui au lieu de cela vivent de la charité publique, commettent le vol.

Et finalement, celui qui a la possibilité d’aider les pauvres devrait le faire. La Providence du Dieu nous accorde tout ce que nous possédons, et il est la volonté de Dieu que nous partagions ce don avec ceux qui en ont besoin. La commisération aux pauvres est la vertu imposée par le huitième commandement. Le Seigneur Jésus Christ nous parle de la vertu parfaite : « Si vous voulez être parfait, allez, vendez ce que vous avez et le donnez aux pauvres, et vous aurez un trésor dans le ciel, puis venez et me suivez. » (Mt. 19,21).

          Le neuvième commandement dit : « Vous ne porterez point de faux témoignage contre votre prochain. » (Ex. 20,16). Il est défendu de donner le faux témoignage contre notre prochain, soit au tribunal, soit par la calomnie, et aussi de mentir en tout temps. Sauf dans le cas où nous exerçons la fonction de juge pour l’état, Dieu ne nous permet pas de juger les défauts et les imperfections d’autrui. Le Seigneur dit : « Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés ; remettez, et il vous sera remis. » (Lc. 6,37).

          Nous devons toujours dire la vérité. Le mensonge est épouvantable aux yeux de Dieu. L’homme a été crée pour vivre dans la vérité et il devrait louer le Seigneur avec chaque parole. Les gros mots, les plaintes et les mensonges souillent la personne et peuvent nuire notre prochain. Même les mensonges prononcés sans l’intention de nuire notre prochain sont inacceptables. Car mentir c’est un manque de respect et amour du prochain. L’Apôtre Paul nous enseigne « C’est pourquoi, en vous éloignant de tout mensonge, que chacun parle à son prochain dans la vérité, parce que nous sommes membres les uns des autres. » (Ep. 4,25). Le langage ne nous a pas été donné pour dénigrer, mentir et se vanter, mais pour louer le Seigneur et notre prochain.

          Finalement, dans le dixième commandement Dieu nous ordonne : « Vous ne désirez point la maison de votre prochain, vous ne désirez point sa femme, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni aucune des choses qui lui appartiennent. » (Ex. 20,17). Ce commandement nous défend l’envie, la convoitise. Il nous exige aussi d’être toujours content de son sort, et de tout ce que Dieu nous envoie. Or, celui qui convoitise la belle vie de son prochain, tout comme le voleur, n’est pas satisfait avec la manière dont Dieu dirige le monde. C’est la révolte contre Dieu. L’envieux considère que Dieu ne dirige pas le monde équitablement, en accordant ceci où cela à son prochain et pas à lui-même. Cela est faux et c’est un péché, car Dieu, rappelons, est parfaitement juste et droit.

          L’envieux est le plus malheureux des pécheurs, car il ne reçoit pas le moindre satisfaction par sa transgression. Il voit ce que possèdent les autres et cherchent à tout prix de l’avoir. Son désir augmente sans cesse. Il obtienne ce qu’il désirait et tout de suite cherche à obtenir quelque chose plus grande. Il veut un Porsche comme celui de son voisin, et dès qu’il l’achète, il désire aussi une maison au bord du lac, etc. L’envie, la convoitise détruit l’homme. Cette un péché qui est fait dans le cœur de la personne et il s’approfondie avec le temps, si nous ne repentons pas. En plus, éventuellement ce péché produira des aussi mauvaises actions. Comme l’Apôtre Jacques dit : « Chacun est éprouvé par sa propre convoitise qui l’attire et le leurre. Puis la convoitise, ayant conçu, donne naissance au péché, et le péché, parvenu à son terme, enfante la mort. » (Jc. 1,14-15). Pour cela il faut garder la pureté du cœur et la chasteté. Prions le Seigneur qu’Il accepte notre pénitence et qu’il purifie et illumine nos cœurs. Luttons contre nos passions, nos mauvaises habitudes et notre ignorance pour vivre dans la vérité et accomplir les commandements, les œuvres de Dieu. Que la grâce du Très-Haut soit avec vous!

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