Nous vous donnons maintenant le texte du Symbole de la Foi qui vous devrez apprendre par cœur. Maintenant nous allons parler du deuxième mystère chrétien, le mystère de l’incarnation divine. Le premier mystère chrétien est la foi dans la Trinité : un seul Dieu en trois Personnes.

          Nous croyons que le Christ est notre plus grande Esperance, qu’Il est le Chemin qui nous amène au Père. Mais qui est le Christ ? Est-il l’envoyé de Dieu, le sage qui parle des choses morales et enseigne le peuple ? Le Seigneur n’a jamais affirmé d’être une telle personne. Quand on lui a demandé qu’Il était, Il dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham existât, Je Suis. » (Jn. 8,58). Aussi Il dit : « Et maintenant, Père, glorifie-moi auprès de toi de la gloire que j’avais auprès de toi, avant que fût le monde. » (Jn. 17,5).

          Qu’est-ce qui veut dire le nom Jésus ? Il veut dire Sauveur. L’Evangile nous dit : « …et tu l’appelleras du nom de Jésus car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » (Mt. 1,21). De quoi faut-il être sauver ? Pourquoi il a fallu sauvé les gens ?

          Il faut qu’on soit sauvé de nos péchés. Car, tout homme est pécheur d’un degré ou un autre. Et encore, quelle est la chose inévitable qui nous embête tous ? La mort, bien sûr ! Est-ce qu’un homme peut sauver un autre homme de la mort ? Non, car chaque homme est mortel. Peut un ange faire cela ? Non, car un ange est aussi un créature, un ange a un commencement et peut avoir un fin. Il ne peut donc pas libérer un homme de la mort. Le diable bien sur ne peut pas, car il est l’assassin, il déteste les hommes et veut nous tuer.

          Seul Celui qui a créé l’homme au commencement peut nous sauver de la mort. Cela est très important ! Pourquoi le dogme de la création est si important pour les chrétiens ? Parce que seul un créateur, et pas une série d’accidents qui devait transformer le singe en l’homme, seulement un véritable Dieu-Créateur peut avoir intérêt à sauver l’homme, qui est sa création. Si l’homme n’est pas son œuvre, l’homme est donc superflu, étranger à Dieu.

Or, l’Eglise sait que Dieu est le Créateur tout-puissant qui a crée l’homme : son corps et son âme. Pour cela il a fallu que Dieu lui-même vint sauver l’homme. Comment ? Le Fils véritable, la Lumière du Père, la Révélation Eternelle du Père s’est fait Homme. Pourquoi Dieu a fait cela ? Est-ce qu’Il avait besoin de nous sauver, était-il obligé de le faire. Bien sûr que non. Il aurait bien pu dire, voilà vous ne voulez pas vivre par mes commandements, alors je vous laisse.

Mais Il a eu pitié pour nous. Par amour pour les hommes Dieu le Père envoie son Fils unique, sa Révélation Eternelle, dans le monde pour fortifier les hommes par sa Puissance Divine incréée. Qui peut vaincre la mort ? Seul l’Immortel par nature. Qui peut expier le péché ? Seul Celui qui est saint peut arracher le péché de ses racines. Qui peut vaincre la malédiction ? Seul Celui qui a maudit. Dieu a maudit les hommes par sa justice. Parce que le mal doit être puni et seul Dieu peut libérer les hommes de cette malédiction.

Dieu devient Homme pour élever l’homme à Lui-même, pour que l’homme devint un être à la ressemblance de Dieu, devint dieu par la grâce. Voilà l’essentiel du christianisme. L’homme n’est pas appelé simplement à être bon. Vous allez être baptiser. Dans quel but ? Pour devenir saint. Pas moins que cela. Dieu est entré dans le monde pour transformer les hommes en saints, en êtres à sa ressemblance. Mais nous faisons mauvaise affaire. Nous ne recherchons pas la sainteté par le Baptême et notre vie chrétienne. Nous cherchons une vie plus paisible. Ceux ne sont quand même pas les choses comparables. Dieu nous appelle à devenir ses semblables et nous demandons la tranquillité. C’est un peu comme si on utilisait un diamant pour enfoncer des clous.

Dieu créa l’homme et donna à lui la liberté pour que l’homme puisse éprouver un véritable amour pour Dieu. Car sans la liberté l’amour n’est pas possible. Dieu chercha une personne cinq milles ans et demi, environs, qui eût pu accueillir son amour. Une sorte de sélection a eu lieu. Or, contraire à la sélection Darwinienne où le plus fort gagne, dans la sélection chrétienne le plus faible est le plus proche à Dieu. Il a trouvé une telle personne, elle aimait Dieu avec tout son cœur, toute son âme. Comment s’appelait-elle ?

La Vierge Marie, Mère de Dieu, la Théotokos. La plus belle, la plus radiante de toutes les filles de l’humanité. La seule fleur sans tache qu’a poussé l’arbre de l’humanité. Dans la Bible il y a une merveilleuse verse qui dit : « Comme le lis entre les chardons, telle ma bien-aimée entre les jeunes filles. » (Ct. 2,2). Dans le champs épineux qui est notre monde déchu vivait une fille pure, sans tache, sans souillure. Elle aima Dieu depuis sa plus tendre enfance. En elle se réunirent toutes les vertus de ses ancêtres. Comme vous le savez, les vertus, tout comme les péchés, se transmettent, par une certaine manière, d’une personne à une autre. L’atmosphère vertueuse dans une famille chrétienne, par exemple, enrichie la vie spirituelle des enfants. Et une atmosphère d’alcoolisme, d’adultère et de violence gâte la vie d’un enfant. La Très Pure Vierge Marie est née des parents vertueux Joachim et Anne. Ils étaient de la maison de David. Or, Ils n’ont pas pu avoir des enfants. Dans leur vieillesse ils priaient toujours pour que Dieu enlève leur honte et leur accorde un enfant. Après la miraculeuse naissance de Marie, quand Marie eue trois ans, Joachim et Anne la présentèrent au Temple de Jérusalem comme ils ont promis au Seigneur. Elle vivait dans le sanctuaire jusqu’elle fut épousé au veuf Joseph le charpentier. Pendant que Joseph était absent, l’Archange Gabriel fit apparition à Marie et dit : « Salut, pleine de grâces, le Seigneur être avec toi ; bénie es-tu entre les femmes. » (Protévangile de Jacques 10,1). Marie aie peur, or L’ange continua : « Sois sans crainte, Marie ; tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu concevras dans ton sein et enfanteras un fils, et tu l’appelleras du nom de Jésus. Il sera grand, et sera appelé Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père ; il régnera sur la maison de Jacob pour les siècles et son règne n’aura pas de fin. » (Lc. 1,30-33). Marie avait donné un vœu d’être toujours vierge, elle ne comprenait pas comme elle pourrait donner naissance à un fils. Vous savez, La Vierge Marie est la première moniale. Alors, elle demanda, comment cela est possible ? L’Archange Gabriel répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi l’être saint qui naitra sera appelé Fils de Dieu. » (Lc. 1,35). Cela fut un grand mystère accomplit par l’Esprit Saint et le Christ Lui-même, la Force éternelle de Père. 

Le monde a été créé par le Verbe, et ici le Verbe créa un corps pour Lui-même. Mais d’abord, le destin du monde entier, notre salut, dépendait du libre choix de la Vierge Marie. La volonté du Seigneur attendait l’obédience de la volonté de l’homme. Marie répondit : « Je suis la servante du Seigneur ; qu’il m’advienne selon ta parole ! » Et le Verbe s’est fait chair. Miraculeusement le Verbe créa un corps du sang et du sein de la Vierge, Il créa une âme, une personnalité et devint véritablement homme, sans avoir cessé d’être véritablement Dieu.

En effet, Il existe trois barrières qui séparent Dieu et les hommes. La première est la différence entre les natures. Est-ce que notre faible nature délimité peut franchir le temps et l’espace, pouvons-nous concevoir l’infini ? Non ! Nous ne sommes pas capable de percer au plus haut des cieux. Bien sûr que non. En plus devant Dieu, comme il est écrit dans l’Ancien Testament, les gens sent le frayeur. La Théophanie sur le mont Sinaï a tellement bouleversé les Juifs, en mémoire de cette Gloire divine et effrayante le juifs se balancent quand ils prient, comme les montagnes au tour ont fait lorsque la Gloire de Dieu s’est manifesté. Des montagnes ont même fondu ! Les Séraphins à six ailes couvres leurs yeux avec deux d’entre eux, afin de ne pas être aveugler par l’éclatante Lumière Divine.

Nous avons une fausse représentation de Dieu. Nous croyons qu’Il est sympathique et il suffit de Lui demander ceci ou cela et Il nous l’accordera. Comme s’Il n’attendait rien de nous, sa création ! Cette représentation est complètement fausse. Quand les Juifs voyait Dieu ils frémissaient devant Lui. Quand Moïse a voulu regarder la Face de Dieu, Dieu lui dit : « …tu ne peux pas voir ma face, car l’homme ne peut pas voir ma face et vivre. » Nous serions morts à cause de la puissante luminosité de sa Face. Sans être justement préparé nous ne pouvons pas approcher à cette lumière. Pour cela la crainte de Dieu est le début de la rencontre avec Lui et la crainte de Dieu est le début de la sagesse et la piété.

Il y a encore une deuxième barrière entre nous les hommes et Dieu notre créateur. Qu’est-ce qui c’est ? Le péché. Est-il possible qu’un Créateur juste accepta le péché, le mal ? Le mal doit être puni ; enfin c’est ça la justice, n’est-ce pas. Tout le monde sera d’accord avec cela, croyants ou pas. Donc, comment peut-on éviter le châtiment ? Impossible de l’éviter ! Il fallait que quelqu’un paie. Qui aurait pu payer cette dette envers Dieu ? Qui aurait pu nous racheter ? Est-ce que quelqu’un peut se racheter lui-même ? Imaginez-vous que vous êtes pris en otage, en Afrique par exemple, est-ce que vous arriverez à payer le rançon. Tous vos biens se sont déjà passés au tyran. C’est pourquoi il a fallu que quelqu’un nous rachète. Un autre otage ne pourra non plus pas nous racheter.

Un innocent a du racheter le coupable pour le libérer et le rapprocher à Dieu. Grace à l’Innocent nous pourrons surmonter cette deuxième barrière.

Mais il reste encore une barrière. C’est quoi ? La mort. Comment pourrait un mortel entretenir avec Dieu immortel et éternel ? L’homme fut crée pour la vie éternelle, pour y vivre avec son Créateur. Il a fallu que quelqu’un détruire cette dernière barrière qui séparait l’homme à son Dieu.

Pour cela Christ est venu sur la terre. Par son incarnation il détruit la première barrière, la différence entre les natures divine et humaine. Car, il prend un corps et une nature humaine. Il devient véritablement homme : avec un corps, des sentiments, une âme, une intelligence, une volonté comme chez nous les hommes. Son corps sentait la douleur, Jésus Christ pleurait même, dormait, sentait le sommeil et la faim. Un homme tout comme nous sauf pour une exception : il n’avait pas de péché. Homme sans péché, car le corps et âme du Christ sont le propre corps et la propre âme de Dieu. Son identité, sa personne est le Fils de Dieu, toujours non-altéré. En prenant, en ajoutant une deuxième nature, le Verbe, Fils de Dieu n’est pas diminué en gloire, sa divinité ne cesse d’être. C’est pourquoi dans l’Evangile Christ dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham existât, Je Suis. » (Jn. 8,58). La deuxième Personne de la Sainte Trinité s’est fait chair. Il a maintenant deux natures : une nature divine et une nature humaine. Sa nature humaine ne se fonde pas dans la divinité et en même temps ne se sépare pas d’elle pour l’éternité.

En Christ la première barrière entre Dieu et l’homme est surmontée ! Maintenant par notre union avec le Christ nous se réunissons avec Dieu. En Christ deux natures se réunissent – la divine et la humaine – grâce à cette union nous pouvons entrer en contact avec le Divin. Si la nature humaine du Christ aurait été consumée par sa nature divine, Il aurait cessé d’être Homme et nous n’aurons pas pu s’unir à Dieu. Pourquoi ? La première barrière aurait toujours séparée des hommes à Dieu, à cause de la différence des natures et à cause de la luminosité terrible de Dieu. Ceux qui croit au contraire, que Christ est deux personnes distinctes, homme en qui vivait Dieu, sont torts. Avec deux personnes la seule chose qui pourrait avoir lieu c’est une rencontre. Le salut que Christ nous a promis est l’union avec Dieu par sa Personne. Une simple rencontre avec un homme, même une rencontre avec Dieu, comme a fait Moïse, par exemple, ne représente pas le salut. Une belle rencontre, certes, mais le salut éternel signifie un lien étroit et intime avec Dieu.

La plus grande erreur de notre civilisation c’est que les gens veulent être « humaines » sans Dieu. Or, nous devenons humaines seulement à partir du moment que nous sommes réunis avec Dieu. Dieu est notre but et notre destin ! Sans Lui, pas de joie, sans Lui que des problèmes. L’origine de cette erreur dans notre civilisation est que nous ne comprenons pas le mystère du Christ. L’Eglise a lutté pendant des siècles contre des hérésies liées au mystère du Christ. Même la dispute avec les iconoclastes est christologique. Pourquoi ? Parce que l’icône montre que Dieu s’est fait homme, qu’Il a pris forme pour nous sauver. S’Il ne prend pas forme, Il n’est pas aussi homme, et la barrière qui nous sépare de Lui reste insurmontable. Pour nous l’icône a ce sens profond.

Le Seigneur Jésus Christ naquit de la Vierge Marie dans un crèche, dans un mangeoire pour les animaux qui se trouvait dans une grotte à Bethlehem. Le Roi des rois est né dans le plus humbles des circonstances.  

Des mages et aussi des bergers sont venus pour adorer l’Enfant divin. Les mages étaient des astrologues persiques qui ont suivi un étoile jusqu’à la grotte de Bethlehem. Dieu les a appris d’adorer le Christ, d’adorer Dieu et non les astres. Car, après leur visite, les mages ont prit une autre route et ont arrêté de croire aux astres. Ils apportèrent l’or, l’encens et la myrrhe à l’Enfant Jésus. L’or pour le Roi, l’encens pour Dieu et la myrrhe pour le futur mort. Des anges apparurent aux bergers pour leur annoncer le bonheur. Les anges dit : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et sur la terre paix aux hommes objets de sa complaisance ! » (Lc. 2,14). La paix arriva entre les hommes et anges, entre les hommes et Dieu.

Le roi Hérode a voulu tuer Jésus, en apprenant de la naissance d’Enfant divin. Or, un ange avertit Joseph d’amener l’Enfant et sa Mère en Egypt. Ensuite Joseph et Marie amènent Jésus à Nazareth, en Galilée, où Il va vivre pendant 30 ans. Les Evangiles nous racontent que deux épisodes de l’enfance de Jésus. 40 jours après sa naissance Jésus fut amené au Temple de Jérusalem, selon la loi de Moïse. Là Siméon, un homme juste et pieux, rencontre Jésus, Sa Mère et Joseph. Siméon dit à la Vierge : « et toi-même, une épée te transpercera l’âme ! afin que se révèlent les pensées intimes de bien des âmes. » (Lc. 2,35). Il montra qu’être chrétien veut dire être prêt à se battre pour la vérité de Dieu, et gagner. Vous recevrez la force pour y parvenir. Ce combat est mené non avec les armes physique, mais les armes du coeur. La récompense pour votre victoire sera la vie éternelle avec Christ. Et Siméon le juste dit au petit enfant Jésus, qui n’a que 40 jours, « Maintenant, Souverain Maître, tu peux, selon ta parole, laisser ton serviteur s’en aller en paix ; car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples, lumière pour éclairer les nations et gloire de ton peuple Israël. » (Lc. 2,29-32). Un sage, un juste appela un enfant de 40 jours son Maitre et Souverain ! En effet l’Esprit Saint l’a averti « qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ du Seigneur. » (Lc. 2,26). Siméon a su que Jésus est véritablement le Christ, et Il sera donc la gloire du peuple juif et qu’il sera la Lumière du monde entière, c’est-a-dire de toutes les autres nations.

Le deuxième événement de Son enfance, qu’on lit dans l’Evangile, parle de la sagesse qu’Il évoqua à ses treize ans, quand il prêcha dans le Temple de Dieu. Il connaissait les écritures saintes sans avoir étudié et Il étonna fortement tous les doctes. Et pendant toute son enfance, pendant toute sa vie, d’ailleurs, Jésus ne commit pas un seul péché, pas un seul mensonge ou geste méchant. Même ces ennemis en ont témoigné.

A l’âge de 30 ans Jésus alla se baptiser dans le Jourdain chez Jean Baptiste, qui préparait les hommes à recevoir le Christ. Qui était Jean Baptiste ? Jean Baptiste proclamait : « Repentez-vous car le Royaume des Cieux est tout proche. » (Mt. 3,2). Des gens venait vers Jean Baptiste pour être baptisés dans le Jourdain. Jean les mettait dans l’eau du Jourdain, les prenait par la nuque et ils devaient dire à haut voix leurs péchés et faire acte de contrition. Ensuite Jean les immergeait dans l’eau et les hommes sortaient purifiés, prêts à rencontrer le Messie.

Et Jésus Christ, qui devait accomplir toute la loi et la mener à la perfection, vint aussi vers Jean Baptiste. Imaginez-vous le surprise qu’a eu ce prophète qui voyait dans le secret, qui voyait le mystère de Dieu le Père, quand son Seigneur est venu à lui. Jean Baptiste dit à Jésus : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et toi, tu viens à moi ! » (Mt. 3,14). Mais Christ dit en réponse : « Laisse faire pour l’instant : car c’est ainsi qu’il nous convient d’accomplir toute justice. » (Mt. 3,15). Jésus entra dans les eaux du Jourdain, souillés par les crimes, les péchés de l’humanité, afin que nous aurions un baptême dans l’Esprit Saint. Jésus sortit des eaux et tout de suite les cieux s’ouvrent. « Et Jean vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur Lui. » (Mt. 3,16). La colombe nous renvoie à Noé qui vit un colombe portant un rameaux « tout frais d’olivier » (Ge. 8,11), signe que le déluge a terminé. Et Jean, le prophète du Seigneur, entende une voix venant des cieux qui dit : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute ma faveur. » (Mt. 3,17). Ceci fut la première apparition complète de la Très Sainte Trinité : le Père, la voix du Ciel, le Fils, Jésus Christ sortant des eaux du Jourdain, et le Saint-Esprit en forme de la Colombe.

Ensuite Jésus retire dans le désert où Il va jeûner pendant 40 jours.  Son jeûne est absolu, sans boire et manger. Notre Carême, sans viande et produits laitiers, est très facile en comparaison, n’est-ce pas ?! Dans le désert, comme il convient du désert, le diable vient vers le Seigneur pour le tenter. La première tentation que le diable propose c’est de transformer des pierres en pain. Christ refuse de faire ce miracle. Il réponde au diable : « Ce n’est pas de pain seul que vivra l’homme, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.» (Mt.4,4). Pareil que le diable a fait à Eve, mais là avec succès, il propose la satisfaction sans Dieu. Or, Jésus dit que nous devons obéir Dieu en toute chose, Il montre que la volonté de Dieu et Sa Parole sont beaucoup plus importants que le pain. La Parole de Dieu est immortel et elle nourrit bien les hommes. Or, le pain se digère très rapidement.

Le diable tente Jésus une deuxième fois en Lui plaçant sur le pinacle du Temple de Jérusalem, où il Lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : « Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et sur leurs mains ils te porteront, de peur que tu ne heurtes du pied quelque pierre. » (Mt. 4,6). Le diable est celui qui altère et falsifie la Parole de Dieu (Ps. 91 (90), 11-13). Et Jésus réponde au diable : « Il est encore écrit : Tu ne tenteras pas le Seigneur, ton Dieu. » (Mt. 4,7). Le diable propose de faire le miracle pour le miracle et non pour Dieu, le faire pour le spectacle, pour la vanité, pour soi-même. Le diable propose de faire ce grand spectacle pour que tout le monde voie comme un homme s’est sauté de 60 m et ne s’est pas cassé la figure. Mais le Christ n’a pas du tout l’intention de servir la vanité. Il dit qu’il ne faut pas tenter le Seigneur. Il ne faut pas utiliser le miracle pour faire le spectacle. Dieu ne nourrit pas les fantasmes par les spectacles et autre, car Dieu est Vérité et veut que nous soyons des serviteurs de la Vérité.

Ensuite le diable propose une troisième tentation. Le diable place le Seigneur sur une haute montagne et lui montre tous les royaumes de la terre. Le diable dit : « Tout cela, je te donnerai, si, te prosternant, tu me rends hommage. » (Mt. 4,9). Le diable propose l’orgueil, comme il l’avait proposé à Eve. Le diable a toujours proposé la même chose : le plaisir, les spectacles, la richesse, les forces surnaturelles et le pouvoir. Jésus Christ réponde avec autorité : « Retire-toi, Satan ! Car il est écrit : C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, et à Lui seul tu rendras un culte. » (Mt. 4,10). Le diable ment, car tous les royaumes appartiennent à Dieu seul. D’ailleurs, il propose le pouvoir sans Dieu, qui est évidement le péché. Il exige être adoré, quand Dieu nous a donné le commandement d’adorer seul Dieu. Nous devons aussi servir seulement Dieu, et non la Patrie, la famille, une autre personne. Toute notre adoration, notre culte et notre service appartiennent à Dieu. Enfin, le diable quitte le Seigneur.

Après cela Jésus Christ va prêcher la venue du Royaume des Cieux. Pourquoi Jésus est appelé le Christ ? Christ veut dire « oint » du Seigneur. On nommait de cette façon les rois, les prophètes et les prêtres. Jésus est Roi, car Il a conquit le diable et l’enfer. Il est prêtre parce qu’Il s’est offert Lui-même en sacrifice, à être immolé pour notre bien. Il est prophète parce qu’Il a fait la dernière alliance entre Dieu et l’homme. Le nouveau testament est justement cette alliance, dont vous devez apprendre et accepter, si vous voudrez être sauvés. Lisez l’Evangile de Mattieu pour la prochaine fois. Christ a prêché, Il a guérit les malades et les démoniaques, a ressuscité les morts, et il a monté la Loi dans sa plénitude.

Christ a choisit 12 disciples, les plus proches, qui il nomma les apôtres. Il leur donna le pouvoir de guérir les malades, de ressusciter  les morts et de prêcher. Le plus grande tache des apôtres était de prêcher la venue du Royaume du Ciel. En quoi consista l’Evangile ? Afin que les gens changent ! Pour pouvoir entrer dans le Royaume des Cieux, qui est déjà parmi nous. Où est il ? Est-ce qu’il existe maintenant parmi nous ? Oui, c’est l’Eglise. L’Eglise de la Grâce, le Royaume, dans lequel les gens se transforment. Le Royaume où se trouve le Créateur Lui-même. Qui est le chef, la tête de l’Eglise Universelle Orthodoxe ? Le pape, le patriarche de Constantinople ? Non, c’est le Christ Jésus Lui-même! Le Seigneur a révélé des mystères aux hommes, grâce auxquels l’Eglise fut fondée.   

Le diable évidement détesta Jésus Christ et il trouva des gens qui pensa ainsi que lui, des gens avarices et jaloux, pour tuer Jésus Christ. Le Christ savait très bien qu’on allait Lui mettre à mort. 40 jours avant sa passion Jésus amène trois apôtres les plus proches – Pierre, Jacques et Jean – au mont Thabor. Pendant la prière Il transforme, transfigure en celui qu’Il est éternellement, en Lumière. Sa visage devient brillant comme le soleil, ses habits blanc comme la neige. A ses côtés se tenait deux anciens prophètes – Moïse et Elie. Il est écrit dans l’Evangile « apparus en gloire, [ils] parlaient de son départ, qu’il allait accomplir à Jérusalem. » (Lc. 9,31). Or, Pierre dit : « Seigneur, il est heureux que nous soyons ici… » (Mt. 17,4). Imaginez-vous quelle joie d’être devant la face lumineuse de Dieu ! Quelle joie de voir la Gloire de Dieu, telle qu’Elle sera dans le Royaume des Cieux. Jésus a annoncé cela six jours avant la transfiguration, que « il en est ici présents qui ne goûteront pas la mort avant d’avoir vu le Fils de l’homme venant avec son Royaume. » (Mt. 16,28). Alors Pierre dit :  « Maître, il est heureux que nous soyons ici ; faisons donc trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Elie. » (Lc. 9,33). Or, l’Evangile dit : Pierre « ne savait pas ce qu’il disait. » (Lc. 9,33). Et aussitôt une nuée lumineuse les prit sous son ombre, et voici qu’une voix disait de la nuée : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute ma faveur, écoutez-le. » (Mt. 17,5). Le Père témoigne de son Fils, que Celui est véritablement le Fils du véritable Père.

Plus tard, il y a pas longtemps avant Pâques, Christ a fait un des miracles les plus glorieux, il ressuscita Lazare qui était mort déjà quatre jours. Dans le climat en Palestine, imaginez-vous, après quatre jour un mort commence déjà à se décomposer. Comment a le Christ fait cela ? « Il s’écria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » (Jn. 11,43). Et l’ami de Jésus, Lazare, sortit tout liés par les bandelettes.

A cause de cela les prêtres juifs ont eu peur que le peuple suivra Jésus, fera la rébellion, et que ensuite les autorités romaines viendront punir le peuple. Les prêtres avaient peur de perdre le pouvoir qu’ils possédaient, alors ils décident de tuer Jésus Christ. Juste avant le Pâques juif Jésus entre à Jérusalem sur un ânon, comme il a été prophétisé au sujet du Messie : « Voici que ton roi vient à toi : il est juste et victorieux, humble, monté sur un âne, sur un ânon, le petit d’une ânesse. » (Za. 9,9). Alors que les habitants de Jérusalem étendirent leurs habilles sur son chemin et crièrent : « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni soit le Royaume qui vient, de notre père David ! Hosanna au plus haut des cieux ! » (Mc. 11, 9-10). Hosanna veut dire « sauvez-nous, nous vous implorons ! »  Le peuple juif attendaient le Messie pendant des siècles et il l’accueillit avec joie. Or, ils n’attendaient pas le Messie promis par les prophètes, ils attendaient un Messie qui allait les libérer de l’occupation romaine, ils voulaient un sauveur politique. Pour cela, dans peu de temps ils ont été déçu du véritable Messie : humble, souffrant, qui établit un Royaume du Ciel et non pas un royaume de ce monde-ci. 

Christ entra dans le Temple de Jérusalem et chassa tous les vendeurs. Jésus leur dit: « Il est écrit : Ma maison sera une maison de prière. Mais vous, vous en avez fait un repaire de brigands ! » (Lc. 19,46). Peux après un disciple de Jésus, Judas Iscariote, alla vers les grands prêtres pour dire : « Que voulez-vous me donner, et moi je vous le livrai ? » (Mt. 26,15). Il fit cela parce qu’il était avide et aimait l’argent. Les commandements du Christ sont trop difficiles à suivre pour celui qui aime l’argent et veut amasser une fortune sur la terre. Beaucoup de gens ont quitté l’Eglise justement à cause de cette affection aux choses matérielles. Donc, Judas Iscariote était une des premières personnes de ce genre. Il décida de trahir, de livrer Jésus Christ, et en même temps gagner un peu d’argent. Les grands prêtres lui ont donné trente pièces d’argent : le prix d’un esclave évadé. Cette trahison a eu lieu le mercredi, pour cela nous jeûnons les mercredis.

Le lendemain était le jour du Pacques juif, le grand jour, quand on commérèrent la libération des juifs de l’esclavage en Egypte. Le Seigneur dit à ses disciples, Pierre et Jean, de préparer le repas pascal dans la maison d’un disciple. Jésus Christ a réuni les douze disciples pour un dernier souper, qui l’Eglise appelle « la Sainte Cène ». Pendant ce repas solennel le Seigneur a fait l’exemple de l’humilité qu’il faut avoir pour être son disciple. « Il dépose ses vêtements, et prenant un linge, il s’en ceignit. Puis il met de l’eau dans un bassin et il commença à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge dont il était ceint. » (Jn. 13,5). Il leur dit après: « Si donc je vous ai lavé les pieds, moi le Seigneur et le Maître, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. Car c’est un exemple que je vous ai donné, pour que vous fassiez, vous aussi, comme moi j’ai fait pour vous. En vérité, en vérité, je vous le dis, le serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni l’envoyé plus grand que celui qui l’a envoyé. » (Jn. 13,14-16). Cela est le principe du Christ : celui qui veut être plus haut, qu’il soit le serviteur de tous. Son principe est contraire de celui du monde habituel, où pour être plus haut il faut marcher sur les autres. Christ dit de s’abaisser pour se monter.

« Or, tandis qu’ils mangeait, Jésus prit du pain, le bénit, le rompit et le donna aux disciples en disant : « prenez, mangez, ceci est mon corps. » Puis prenant une coupe, il rendit grâces et la leur donna en disant : « Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance, qui va être répandu pour une multitude en rémission des péchés. » (Mt. 26, 26-28). Ceci est un sacrement, le sacrement de la Communion (l’Eucharistie). Ce sacrement durera jusqu’à la fin du monde, jusqu’au retour du Christ. Et maintenant nous mangeons et buvons du Corps et de la Sang du Christ Lui-même, cela est le plus grand sacrement d’entre les sacrements dans l’Eglise, c’est la Divine Liturgie. C’est le sommet des sommets, il n y a rien plus haut. Par l’Eucharistie l’homme s’unit avec le Christ. Dieu entre en l’homme et réside en lui, Dieu brule les péchés de l’homme et purifie son âme des crimes et des transgressions. En effet, il est impossible d’exprimer en mots la véritable signification de ce sacrement. Il faut en essayer vous-même. « Goutez et voyez comme Yahvé est bon » (Ps. 33,9).

Le Seigneur nous montre qu’Il se donne volontairement en sacrifice pour la rémission des péchés. Les péchés de qui ? De tous ? Non, Il dit « d’une multitude », de ceux qui croit en Lui, de ceux qui acceptent avec piété sa sacrifice, qui réjouissent de sa Résurrection et qui accomplissent sa volonté et qui suivent ses commandements. Le Christ aurait très bien pu éviter ses souffrances et sa mort sur la croix. Il est tout-puissant. Il se donne en sacrifice grâce à nous les hommes. Il est le Grand Prêtre, qui fait le sacrifice de Lui-même pour racheter les gens de la malédiction.

Après Jésus dit : « Cependant, voici que le main de celui qui me livre est avec moi sur la table. » (Lc. 22,21). Malheureusement, cela se passe encore maintenant. La main du traitre est toujours sur la table. Beaucoup de gens prend l’Eucharistie comme l’a prit Judas, c’est-a-dire, ils prennent la Communion consciemment pour faire le mal. Ce sont des traitres tout comme Judas l’est.

Les disciples demandait : qui est le traitre ? Jésus dit que celui qui plonge le pain dans le plat le livrera. Jésus donna un morceau du pain à Judas et il le plongea dans le plat. Jésus a donné une dernière chance à Judas. Or, Judas ne voulait pas repentir, il a pris le pain et Satan est entré en lui. Et puis Judas est sorti dans la nuit, c’est-a-dire dans les ténèbres. Car il s’est pendu le lendemain matin et donc a plongé dans la nuit éternelle. En ce qui le concerne : « mieux eût valu pour cet homme-là de ne pas naitre. » (Mc. 14,21).

 

père Daniil Sysoev (+ 2009)

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Catégories : Exposé de la Foi

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