Le diacre : Lecture du saint Evangile selon saint N…Le chœur : Gloire à Toi, Seigneur, gloire à Toi.

Le prêtre : Soyons attentifs.

Le diacre lit l’Évangile du jour et, lorsqu’il a terminé, le prêtre bénit le diacre en disant: Paix à toi, qui as proclamé le saint Evangile.

Le chœur : Gloire à Toi, Seigneur, gloire à Toi.

La parole qui révèle aux hommes le mystère de la divine économie est appelée Evangile (la bonne nouvelle), car il s’agit de l’annonce joyeuse de la descente de Dieu sur terre pour sauver l’homme : Voici, je viens vous annoncer une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple… Il vous est né aujourd’hui… un Sauveur qui est le Christ Seigneur (Lc 2, 10). Jésus-Christ est l’annonce joyeuse de l’Évangile: « Il est l’évangile de notre salut. » Par conséquent, l’Évangile est la parole relative au Verbe de Dieu. Méditant sur le mystère de l’incarnation du Seigneur et tous les dons qui en résultent, saint Jean Chrysostome explique pourquoi leur énumération est appelée « Évangile » : « Qu’est-ce qui pourrait être égal à ces annonces joyeuses ? Dieu sur la Terre, l’homme au Ciel. Tout est devenu un : les anges chantent avec les hommes, les hommes communiquent avec les anges et les autres Puissances célestes. Quel spectacle plus grand et plus divin, que de voir une guerre prolongée cesser ; Dieu réconcilié avec les hommes ; le diable confondu ; les démons en fuite ; la mort vaincue ; le Paradis ouvert ; la malédiction détruite ; le péché banni ; l’illusion pourchassée ; la vérité rétablie; la parole divine semée et fructifiant de toutes parts; la vérité rétablie; la parole divine semée et fructifiant de toutes parts ; la vie du Ciel introduite sur la Terre. » C’est pourquoi l’évangéliste a appelé « Évangile » — bonne nouvelle — le récit de la vie du Christ. Car « tout le reste, tout ce que les hommes croient être des biens ne sont que vanité et que mensonge… mais ce que les pêcheurs nous annoncent est avec raison appelé “Évangile” ; non seulement parce qu’ils nous promettent des biens stables, immuables, et surpassant ce dont nous sommes dignes, mais encore parce que nous en jouissons sans aucune peine. Car ce n’est ni par nos travaux, ni par nos peines que nous sont procurés ces biens… Ce n’est que par le seul amour de Dieu à notre égard que nous avons reçu tout cela ».

Les fidèles réfléchissent à tous ces biens et, avant que ne commence encore la lecture évangélique, glorifient avec gratitude le Seigneur: gloire à Toi, Seigneur, gloire à Toi! La même doxologie scelle aussi la fin de la lecture.

Saint Maxime le Confesseur, interprétant de manière eschatologique la lecture évangélique, dit quelle « sous-entend la fin du monde. Car après la lecture du saint Évangile, l’évêque descend de son trône, et les célébrants renvoient et éloignent les catéchumènes ainsi que tous ceux qui sont indignes de la contemplation divine des Mystères qui seront présentés ». La lecture du saint Évangile manifeste donc « ce qui est écrit : l’Évangile du Royaume sera proclamé dans le monde entier… et alors viendra la fin » (Mt 24, 14).

Pendant l’assemblée eucharistique, le Christ descend en gloire « comme le signifie la descente de l’évêque du trône épiscopal ». Par le renvoi des catéchumènes et de ceux qui sont indignes de participer au Mystère, nous avons déjà la préfiguration du Jugement redoutable. Le Mystère eucharistique qui est célébré par la suite est l’avant-goût du Royaume et de la joie éternelle des fidèles qui participeront, dans sa pleine réalité, au Festin du Royaume.