Ensuite, le lecteur dit : Prokimenon* de l’Epître.Le diacre : Soyons attentifs. Et le lecteur lit les versets du prokimenon.

Le diacre : Sagesse.

Le lecteur déclame le titre de la lecture apostolique.

Le diacre : Soyons attentifs.

Le lecteur lit l’Épître du jour, tandis que le diacre encense le sanctuaire, les principales icônes et le peuple.

Lorsque le lecteur a terminé, le prêtre dit : Paix à toi, lecteur. Et l’Alléluia est chanté avec ses versets.

Avant de lire l’Épître, le lecteur déclame le prokimenon parce que celui-ci nous introduit dans le mystère de la Parole.

Le prokimenon symbolise « la révélation des divins mystères par les prophètes, et l’annonce préalable de la venue du Christ Roi ». Des versets des psaumes sont utilisés comme prokimena parce qu’ils évoquent par excellence les miracles de l’économie divine.

Dans les temps anciens, le prokimenon était un psaume entier, chanté par les fidèles, divisés en deux chœurs. L’agrément des chants du prokimenon, comme celui de toutes les hymnes, manifeste « le plaisir qui fait percevoir les biens divins, ce plaisir qui élève les âmes au pur et bienheureux amour de Dieu ». Fortifiées par le plaisir divin, nos âmes « oublient les labeurs passés de la vertu et elles retrouvent leur jeunesse en présence du vigoureux désir des biens divins et incorruptibles qui leur manquent encore ».

La psalmodie purifie le cœur et illumine l’intellect pour recevoir le message du salut. Par leur contenu sacré, « les chants ont harmonieusement préparé nos âmes aux mystères que nous devons progressivement célébrer, lorsqu’ils nous ont mis à l’unisson des chants divins et nous ont ainsi accordés non seulement aux réalités divines, mais avec nous-mêmes… Alors, ce qui dans les psaumes sacrés est résumé ou obscur, est élargi par des images et des explications plus nombreuses et plus claires par les lectures des textes sacrés des saints apôtres ».

Les versets du prokimenon, par la flamme de leur poésie et l’ardeur de leurs paroles, nous préparent à écouter la parole de Dieu. Et la parole du Nouveau Testament éclaire celle, prophétique, de l’Ancienne Alliance.

 

* Le prokimenon («qui précède»), qui est chanté ou lu avant la lecture des prophéties, de l’Êpître ou des péricopes évangéliques, est composé de versets psalmiques, qui ont un rapport avec la lecture qui suit. Saint Marc d’Ephèse, Explication de l’office ecclésiastique, PG 160, 1189D.