Les dons que l’homme offre à Dieu, le pain et le vin, symbolisent l’unité de l’Église.

Saint Jean Chrysostome évoque le symbolisme du pain. Partant des paroles de l’Apôtre parce qu’il n’y a qu’un pain, à plusieurs mus ne sommes qu’un corps (1 Co 10, 17), il pose la question : « Qu’est-ce que le pain? » Et il répond : « Le Corps du Christ. Et que deviennent ceux qui y participent ? Le Corps du Christ. Non plusieurs corps, mais un seul. De même que le pain, composé de tant de grains, est un seul pain, malgré le fait que les grains ne soient apparents nulle part bien qu’ils existent… ainsi nous nous unissons entre nous avec le Christ. Car tu ne te nourris point d’un corps et l’autre d’un autre, mais tous se nourrissent du même. C’est pourquoi l’apôtre Paul a ajouté: Tous, nous participons à ce pain unique’» (1 Co 10, 17).

Certaines prières liturgiques anciennes expriment également cette unité des fidèles, qui est soulignée par l’utilisation du pain : « Comme ce pain fut dispersé au-dessus des montagnes et, rassemblé, il devint un, ainsi rassemble Ta sainte Eglise de chaque peuple, de chaque contrée, de chaque ville, de chaque village et de chaque maison et fais-en une seule Eglise catholique vivante. »

Le vin est aussi le symbole de l’unité des fidèles : il est le mélange provenant du pressage de nombreux raisins rassemblés de différentes vignes.

L’offrande, par l’homme, du pain et du vin au Créateur, exprime encore l’unité de toute la création dans un mouvement de gratitude. Nous avançons vers le saint Autel et le monde chemine avec nous : le monde que nous tenons dans nos mains, le monde que nous représentons nous-mêmes.

L’homme — et l’homme seul — a été créé pour participer au monde intelligible et sensible. Il est un microcosme. Et le monde entier est une image de l’homme: il est un macroanthropos, un homme en grandes lettres. L’homme et le monde glorifient ensemble le Père commun et Créateur. Toute la création sert dans le mystère de l’Amour qui est offert.